LUKA FAULISI, violon

DAVID BISMUTH, piano

Mercredi 8 juillet 2026
12h30
1h
Sans Entracte
Luka Fausili © Patrick Fouque

Piano et violon : un programme léger comme un soir d’été.

Luka Faulisi et David Bismuth ont choisi de commencer ce concert par la dernière des trois Sonatines écrites au printemps 1816 par un Schubert de dix-neuf ans. Elle reprend les quatre mouvements traditionnels, mais avec une concision qui n’a d’égale que la fraîcheur de son inspiration. L’Adagio de Mozart qui suit a tout, à la fois, d’un air d’opéra et d’un mouvement lent de concerto (il existe d’ailleurs aussi dans une version avec orchestre), cependant que le Rondo (noté Allegretto grazioso) favorise davantage la virtuosité que l’expression lyrique.

La virtuosité a aussi toute sa place, comme on peut l’imaginer, dans les variations signées Paganini sur le duo « Nel cor più mi sento » de La Molinara de Paisiello, bien plus diaboliques que la Danse macabre de Saint-Saëns !

Si Lotus Land (d’après une composition originale de Cyril Scott) et La Gitana sont typiques du goût de Kreisler pour un certain pittoresque, le Ménétrier, premier volet du cycle des dix Impressions d’enfance, nous replonge dans un folklore roumain réinventé par l’imagination d’Enescu. On découvrira enfin avec plaisir une page composée par le jeune pianiste Kim Bernard (né en 1999).

ARTISTES

LUKA FAULISI violon

DAVID BISMUTH piano

Nous remercions le violoniste Luka Faulisi d’avoir accepté de remplacer le contrebassiste Marc André souffrant.

 

PROGRAMME

FRANZ SCHUBERT

Sonatine pour violon et piano n°3 en sol mineur D 408

Allegro moderato

Andante

Allegro

Allegro

WOLFGANG AMADEUS MOZART

⁠Adagio pour violon et piano en mi Majeur K 261

Rondo pour violon et piano en ut Majeur K 373

NICCOLÒ PAGANINI

Nel cor più non mi sento pour violon

FRITZ KREISLER

⁠Lotus Land pour violon et piano opus 47 n°1

CAMILLE SAINT-SAËNS

Danse macabre pour violon et piano

GEORGE ENESCU

Ménétrier, impression d’enfance pour violon opus 28

KIM BERNARD

Douce et belle d’hiver

FRITZ KREISLER

⁠⁠La Gitana pour violon et piano

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
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Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !