Luka Fausili © Patrick Fouque

BIOGRAPHIE

Ayant commencé à jouer du violon à l’âge de 3 ans, Luka Faulisi a été l’élève de Boris Belkin au Conservatoire de Maastricht (Pays-Bas) puis du professeur Robin Wilson à la Royal Academy of Music dont il a reçu la Bicentenary Scholarship, une bourse réservée à des étudiants particulièrement talentueux.

Au fil des ans, les rencontres avec des artistes renommés ont ciselé sa formation. Pavel Berman le décrit comme “un violoniste virtuose incroyablement doué”, Emmanuel Pahud reconnait en lui un “jeune homme extrêmement talentueux, doté de grandes capacités instrumentales et d’une forte expression musicale”, tandis que selon Jean-Jacques Kantorow il possède “d’incroyables facilités”. Il est désigné “BBC Music Rising Star” en 2023.

En 2024-2025, Luka Faulisi fait ses débuts à la Philharmonie de Paris et à la Seine musicale avec l’ONDIF (Concerto de Khatchaturian), avec l’Orchestre national symphonique d’Irlande (Concerto de Bruch), avec l’Orchestre symphonique de Kristiansand en Norvège (Concerto de Khatchaturian) et l’Orchestre de la Radio-Télévision Slovène au Cankar Hall de Ljubljana (Poème de Chausson et Tzigane de Ravel).

Précédemment, il s’est produit en France avec l’Orchestre national du Capitole de Toulouse (Halle aux grains), à la Folle Journée de Nantes et en récital lors du Festival de Radio France et de Montpellier-Occitanie. En Europe, il a fait ses débuts au Royaume-Uni avec l’Orchestre philharmonique de Liverpool (Royal Albert Hall), en Irlande avec l’Orchestre national symphonique, en Finlande avec l’Orchestre symphonique d’Oulou, en Pologne avec l’Orchestre philharmonique de Szczecin, en Italie avec l’Orchestre Filarmonica di Torino, en Serbie avec l’Orchestre symphonique de la Radio-Télévision (Kolarac Hall de Belgrade), en Macédoine du Nord avec l’institut FAME’S, au Monténégro avec l’Orchestre symphonique monténégrin et enfin au Portugal avec l’Orchestre municipal de Sintra. Luka Faulisi est également présent en Asie où il a récemment joué avec l’Orchestre de Macao et le Hong Kong Sinfonietta.

Au printemps 2024 parait son album consacré aux Quatre Saisons de Vivaldi avec l’Orkiestra Historyczna et Martyna Pastuszka. L’année précédente Aria, premier opus d’une collaboration exclusive avec Sony Classical, le révèle au public.

Désireux d’apporter la musique classique à de nouveaux auditoires, il partage la scène à partir de la saison 2025-2026 avec le célèbre humoriste Alex Vizorek et Kim Bernard pour une tournée de près de 30 dates dans les pays francophones. Luka Faulisi compte parmi ses partenaires de scène Itamar Golan, Jean-Paul Gasparian, Lidija Bizjak ou encore sa sœur Bianca. Il joue un violon Giovanni Battista Guadagnini de 1770.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !