PIAZZOLLA ALBÉNIZ

VIRGILE BARTHE,  GUITARE

Mercredi 15 juillet 2026
9h30
40 min
Hôtel de Montferrier © Marc Ginot

La guitare : l’instrument le plus intime qui soit dans le plus secret des décors.

Avec ses six cordes, la guitare est l’un des instruments les plus intimes qui soient, et on sera heureux d’entendre Virgile Barthe dans le cadre secret de l’Hôtel de Montferrier. Comme nombre de guitaristes, le jeune Toulousain aime interpréter des transcriptions d’œuvres écrites pour d’autres instruments, notamment, ici, des sonates pour clavier de Domenico Scarlatti, mais aussi de pages célèbres d’Albéniz dont Asturias, pourvu d’une nouvelle transcription qu’il a co-signée. Suivront quelques pièces originales pour guitare : Verano Porteño de l’inimitable Astor Piazzolla, la Sonatine méridionale du Mexicain Manuel María Ponce (1882-1948). Quant à Yarn, il s’agit d’une page commandée à Michael Abels (né en 1962) par la Guitar Foundation of America, qui a permis à Virgile Barthe d’être lauréat, à vingt-deux ans, du concours attaché à cette institution.

Propriété du marquis de Montferrier au XVIIe siècle, cet hôtel fut le siège de la Cour des Comptes. Les façades sur cour comprennent aussi un étage d’attique surmonté d’une corniche à gargouilles.

 

 

 

En Partenariat avec le syndicat des copropriétaires de l’Hôtel de Montferrier

ARTISTE

VIRGILE BARTHE guitare

1er Prix du Concours international Maurizio Biasini, 2024
Lauréat du Festival Guitar Foundation of America, 2025

MICHAEL ABELS né en 1962
Yarn

 

DOMENICO SCARLATTI
Sonate en ré mineur K 32
(transcription Fabio Zanon)

Sonate en ré majeur K 492
(transcription Gérard Abiton)

Sonate en mi bémol majeur K 253
(transcription Virgile Barthe)

 

MANUEL MARÍA PONCE
Sonatine méridionale

 

ASTOR PIAZZOLLA
Verano Porteño 

 

ISAAC ALBÉNIZ
Asturias (Leyenda)
(transcription Olivier Chassain/Virgile Barthe)

Torre Bermeja op. 92 n°12
(transcription Virgile Barthe)

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !