BIOGRAPHIE

La pianiste canadienne d’origine chinoise Sophia Liu est née à Shangaï le 10 octobre 2008. A deux ans, elle émigre au Japon et cinq ans plus tard, elle s’établit au Canada. Elle vit désormais à Montréal où elle s’enrichit de l’enseignement du pianiste Dang Thaï Son. En 2023, elle remporte le Concours Thomas & Evon Cooper pour jeunes solistes (aux Etats-Unis), ce qui lui vaut de jouer avec l’Orchestre de Cleveland et David Robertson, puis le 2ème Prix de la première édition du Concours International Arturo Benedetti Michelangeli de Brescia, en Italie, avec plusieurs Prix spéciaux, dont le Prix du Public.

Un premier disque paraît qui reprend quelques grands extraits de ses prestations au Concours Michelangeli. Il précède un second opus, sorti en octobre 2025 chez le label Mirare et capté lors de récitals à Piano à Lyon, avec un programme Liszt et Chopin. Après avoir conquis les publics des Festivals Chopin de Duszniki, de Piano à Boston, de la Roque d’Anthéron, elle est invitée à remplacer au pied levé Ingrid Fliter en récital dans la légendaire Philharmonie de Varsovie, où elle joue aussi avec le Sinfonia Varsovia. Elle remporte un véritable triomphe, qui lui vaut d’être aussitôt réinvitée au Festival Chopin & son Europe pour jouer dans cette même salle le mi mineur de Chopin avec l’Orchestre de Chambre de Tichy, sous la baguette de Marek Mos. Elle fait par ailleurs ses débuts à Paris, à la Fondation Vuitton, se produit dans la foulée à Genève, à la Folle Journée de Nantes (Concert ARTE, avec l’Orchestre de Nice et Lionel Bringuier), au Fazioli Concert Hall de Sacile (Italie), à Montréal, Québec, Vancouver, Taïwan, et dans de prestigieux festivals en France comme à l’étranger : la Grange de Meslay, Pianofortissimo à Bologne, Piano à Boston, Chopin à Nohant, Chopin à Bagatelle, les Nuits musicales d’Uzès, Duszniki, Piano à Saint-Ursanne (Suisse), etc. Elle est aussi soliste des Orchestres de Toulouse sous la direction de Elias Grandy et de Cannes sous la direction de Benjamin Levy.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !