BIOGRAPHIE

« Fournel est un tigre, il en a la puissance, la majesté, la souplesse, la rapidité, la férocité et l’élégance. » Bachtrack, August 2021

Jonathan Fournel est révélé sur la scène internationale en remportant le très prestigieux Grand Prix International Reine Elisabeth-Prix de la Reine Mathilde au printemps 2021. « Naturel, musicalité et poésie caractérisent le jeu de Jonathan Fournel que ce soit dans le Concerto no 18 KV 456 de Mozart d’une limpidité et d’un lyrisme souverains (…) ou les Variations et fugue sur un thème de Haendel de Brahms, conduites avec ferveur et un sens dramaturgique indéniable ». Ce sont les mots de Marie-Aude Roux dans les colonnes du Monde. Quelques années plus tôt, Jonathan avait déjà remporté les 1er Prix du Concours International de Glasgow et 1er Prix du Concours Viotti de Vercelli.

Jonathan commence le piano à 7 ans dans sa ville natale de Sarreguemines dans l’Est de la France avant d’intégrer le conservatoire de Strasbourg. Il est admis à 12 ans à la Musikhochschule de Saarbrücken en Allemagne où il étudie sous la direction des professeurs Robert Leonardy et Jean Micault ; il suit dans le même temps des cours avec Gisèle Magnan, qui continue encore aujourd’hui d’accompagner son travail. Il intègre à 16 ans le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il reçoit successivement l’enseignement des pianistes Bruno Rigutto, Brigitte Engerer, Claire Désert et Michel Dalberto et dont il ressort brillamment diplômé cinq ans plus tard. En septembre 2016, il se perfectionne auprès de Louis Lortie et Avo Kouyoumdjian à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth de Belgique pendant cinq ans.

Ce qui frappe dans le jeu de Jonathan Fournel, au-delà de son aisance technique époustouflante et de sa large palette de couleurs, est cet équilibre entre un raffinement exquis et un instinct de fauve, entre un lyrisme très naturel et cette limpidité qui traduit une grande maturité dans son approche des œuvres. Ces qualités se retrouvent au sein de ses collaborations dans le domaine de la musique de chambre où il a travaillé avec d’éminents musiciens tels que Gautier Capuçon, Augustin Dumay, Lorenzo Gatto, Victor Julien-Laferrière, Simone Lamsma, Kerson Leong et Vassilena Serafimova, pour n’en citer que quelques-uns.

Il est l’invité de célèbres festivals et salles à travers le monde parmi lesquels le Concertgebouw d’Amsterdam, le Gewandhaus de Leipzig, l’Elbphilharmonie de Hambourg, le NDR Landesfunkhaus de Hanovre, le Rheingau Musik Festival, le Klavier Festival Ruhr, le Konzerthaus de Vienne, la Philharmonie de Paris, le Théâtre des Champs-Élysées, l’Auditorium de Radio France, la Fondation Louis Vuitton, le Festival de La Roque d’Anthéron, Piano aux Jacobins, Les Concerts de Poche, Verbier Festival, Sommets Musicaux de Gstaad, Sala Verdi Milan, Suntory Hall, Kioi Hall Tokyo, Philharmonie Luxembourg, Flagey, Bozar Bruxelles, de Bijloke Gent, Louisiana Museum Denmark, Kumho Art Hall Seoul, Tongyeong Concert Hall, Sala São Paulo, Warsaw Philharmonic, Glasgow Royal Concert Hall et Usher Hall Edinburgh. Jonathan joue sous la direction de chefs tels que Jean-Claude Casadessus, Alexandre Bloch, Thomas Dausgaard, Stéphane Denève, Sascha Goetzel, Howard Griffiths, Jonathon Heyward, Eivind Gullberg Jensen, Gabor Kali, Lio Kuokman, Alexander Markovic, Peter Oundjian, Daniel Raiskin, Pascal Rophé, Michael Schønwandt, Fan Tao et Hugh Wolff. Il a collaboré avec des orchestres tels que le NHK Symphony Orchestra, le Macao Orchestra, le Royal Scottish National Orchestra, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, l’Orchestre National d’Île-de-France, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre National de Bordeaux, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre National de Montpellier, la Deutsche Radio Philharmonie, la Nordwestdeutsche Philharmonie, le Brussels Philharmonic, l’Orchestre National de Belgique, l’Orchestre des Jeunes de l’Union Européenne, le NOSPR Katowice, l’Orchestre Philharmonique Slovaque et l’Orchestre de la Radio et Télévision Croate.

Signé par le label Alpha Classics, lauréat de plusieurs prix Gramophone, Jonathan Fournel a sorti un album Brahms en octobre 2021, salué par les principaux médias internationaux. En France, l’album a reçu le Diapason Découverte et le ffff de Télérama. Son album Mozart, qui comprend les concertos 18 et 21 avec le Mozarteum Orchester et Howard Griffiths, est sorti en février 2024 dans le cadre de la collection New Generation Mozart Soloists parrainée par l’Orpheum Stiftung et a reçu un accueil très favorable de la part de la critique. Le deuxième album solo de Jonathan sur Alpha Classics, sorti en août 2024, est consacré à Chopin et Szymanowski. L’album a reçu le prix Choc Classica en France et a été largement salué par la critique. Jonathan est le directeur artistique du festival Les Songes musicaux de Saulnois depuis 2025.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !