TRISTAN ET ISOLDE
RICHARD WAGNER

 

Samedi 11 juillet 2026
18h
5h
Avec Entracte
Jaap van Zweden et l’Orchestre Philharmonique de Radio France © Christophe Abramowitz

L’opéra revient au Festival de Montpellier ! Et quel opéra !

Tristan et Isolde, l’évangile de l’amour occidental, la partition qui ne pouvait, aux dires de Wagner lui-même, que rendre fous ceux qui prendraient le risque de l’entendre !

Pour composer Tristan et Isolde, Wagner s’est notamment inspiré d’une légende bretonne et d’un poème de Gottfried von Strasbourg, sans oublier ses propres amours avec Mathilde Wesendonck, femme de son bienfaiteur et mécène. Mathilde avait elle-même écrit plusieurs poèmes sensuels et rêveurs : Wagner les mit en musique sous le titre Wesendonck-Lieder avant de se lancer dans la composition de son opéra.

On a tout dit sur Tristan, sur le fameux accord du Prélude, sur le duo du deuxième acte où Wagner cite aussi bien Novalis que Schopenhauer, sur la mort d’Isolde qui culmine dans un ineffable Nirvana. Musicalement, la partition se souvient de Roméo et Juliette de Berlioz ; la musique de Tristan et d’Isolde s’aventure hors de la tonalité, celle des autres personnages est moins ambiguë afin de souligner l’essor irrésistible de l’amour. « J’en suis encore aujourd’hui à chercher dans tous les arts une œuvre d’une aussi dangereuse séduction, d’une aussi douce, aussi terrible infinité que Tristan. Tous les mystères de Léonard de Vinci se dépouillent de leur magie à la première note de Tristan », avouait Nietzsche lui-même.

Sous la direction du nouveau directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Radio France, est ici réunie une distribution hors pair : Anja Kampe a chanté Isolde à Glyndebourne, Stuart Skelton a donné sa voix à Tristan au Metropolitan Opera de New York, Kwangchul Youn est un familier de Bayreuth. Tristan : un opéra de la nuit pour une inoubliable soirée à Montpellier.

 

L’argument

 

L’action de Tristan et Isolde peut se résumer en quelques mots.

Au premier acte, Tristan emmène en Cornouailles Isolde, princesse d’Irlande, promise contre son gré au roi Marke, oncle de Tristan. Un philtre d’amour substitué par sa suivante Brangäne au philtre de mort exigé par Isolde, précipite Tristan et Isolde dans les bras l’un de l’autre.

Au deuxième acte, les deux amants se retrouvent, malgré les avertissements de Brangäne. Le roi Marke, prévenu par Melot, les découvre. Blessé par Melot, Tristan s’écroule. Melot est tué par Kurwenal, l’écuyer de Tristan.

Au troisième acte, Tristan, à l’agonie, attend le retour d’Isolde. Il expire quand elle arrive. Devant le roi Marke prêt à tout pardonner, Isolde meurt à son tour sur le corps de Tristan.

Artistes

STUART SKELTON Tristan

ANJA KAMPE Isolde

KWANGCHUL YOUN Roi Mark

IAIN PATERSON Kurwenal

TANJA ARIANE BAUMGARTNER Brangäne

ALEX MAREV Melot

Artistes en résidence à l’Académie de l’Opéra national de Paris
BERGSVEIN TOVERUD Hirt et Junger Seemann
CLEMENS FRANK Ein Steuermann

 

CHŒUR D’HOMMES DE RADIO FRANCE

ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE RADIO FRANCE

JAAP VAN ZWEDEN direction

 

 

Programme

RICHARD WAGNER

Tristan et Isolde, opéra en 3 actes
Version Concert
livret de Richard Wagner d’après une légende médiévale celtique

 

France Musique_ Couleurs
Concert diffusé sur France Musique le dimanche 19 juillet à 20h
France Musique_ Couleurs
Concert diffusé sur France Musique le dimanche 19 juillet à 20h

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !