EMMANUEL COPPEY violon

Vendredi 10 juillet 2026
19h
1h
Sans Entracte
Emmanuel Coppey © AmauryViduvier

De la Chaconne de Bach aux Caprices de Paganini, une petite odyssée du violon.

Le violoniste Emmanuel Coppey a conçu le programme de ce récital comme une mosaïque. Le Onzième Caprice de Paganini (en trois sections, une petite sonate à lui seul !) et la Deuxième Partita de Bach, qui contient la splendide Chaconne, y sont en effet sertis entre deux extraits de la Sonate SZ 117 de Bartók, ultime partition achevée par le compositeur hongrois, qui fut entreprise à la demande de Yehudi Menuhin. Une pièce de György Kurtág (né en 1926 !), composée à l’origine pour cor anglais, se glissera elle-même entre les deux œuvres précédentes. Le récital s’achèvera par la Troisième Sonate du grand Ysaÿe, sous-titrée « Ballade », que le compositeur dédia à Georges Enesco. De Bach à Kurtág, trois siècles de musique pour violon seul !

 

 

30 CONCERTS DANS LES 30 COMMUNES DE LA MÉTROPOLE

ARTISTE

EMMANUEL COPPEY violon

PROGRAMME

BÉLA BARTÓK
Sonate pour violon SZ 117, 1er mouvement : Tempo di ciaccona
NICCOLÒ PAGANINI
Caprice op. 1 n° 11
GYÖRGY KURTÁG
In Nomine – all’ongherese
JOHANN SEBASTIAN BACH
Partita n° 2 en ré mineur BWV 1004
BÉLA BARTÓK
Sonate pour violon Sz 117, 3e mouvement : Melodia
EUGÈNE YSAŸE
Sonate n° 3 « Ballade »

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !