SCHUBERT / ARPEGGIONE

SARAH STROHM ET LIDIJA BIZJAK

Vendredi 17 juillet 2026
12h30
1h
Sans Entracte
Sarah Strohm © Christian Meuwly

L’alto déguisé en arpeggione, le piano tel qu’en lui-même. Ou comment passer de Schubert à Chostakovitch via un détour par la Bulgarie.

Après avoir été injustement boudé, l’alto a peu à peu séduit l’imagination des compositeurs. C’est ainsi que Chostakovitch, à la toute fin de sa vie, a confié à cet instrument, marié au piano, ses toutes dernières pensées, exprimées avec une poignante mélancolie.

 

Cent cinquante ans plus tôt, Schubert composait une sonate pour un instrument inventé par le luthier Johann Georg Stauffer, l’arpeggione, espèce de guitare à archet qui ne connut que très peu de succès. La pimpante sonate de Schubert est aujourd’hui souvent jouée au violoncelle ou, comme ce sera le cas ici, à l’alto.

 

Outre ces deux œuvres interprétées avec la pianiste Lidija Bizjak, Sarah Strohm jouera également la suite intitulée Pirin, titre qui désigne une montagne de Bulgarie. La compositrice Dobrinka Tabakova (née en 1980) s’inspire des possibilités techniques de la gadoulka, instrument à cordes frottées utilisé dans la musique populaire bulgare.

Artistes

SARAH STROHM alto
1er Prix du Concours de Genève, 2025

LIDIJA BIZJAK piano

Programme

DMITRI CHOSTAKOVITCH
Sonate pour alto et piano opus 147

DOBRINKA TABAKOVA
Pirin

FRANZ SCHUBERT
Sonate en la mineur D 821 « Arpeggione »

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
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Michel Orier - Directeur du Festival

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Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !