PURCELL ET KEITH JARRETT

CAIRN CONSORT

Mercredi 8 juillet 2026
18h
1h15min
Sans Entracte
CairnConsort-© Kevin Seddiki

Prism ? Un nouveau choc sonore : la rencontre entre les musiques de Keith Jarrett et d’Henry Purcell, entre la guitare et le zarb de Kevin Seddiki et un consort de violes de gambe.

Alors que j’étais bercée par la musique ancienne, l’œuvre de Keith Jarrett m’a touchée.
La transe, l’improvisation comme points de départ de son lyrisme, et sa manière de puiser dans les folklores m’ont permis d’entrer dans son univers et de m’ouvrir à un nouvel imaginaire, comme un kaléidoscope tourné vers la lumière.

L’audace harmonique des fantaisies pour viole de gambe écrites en 1680 par Purcell, rayonne dans la même direction que bien des pièces de Jarrett.
J’ai alors proposé à Kevin Seddiki, improvisateur, guitariste et percussionniste, de composer Prism avec moi.

Un programme qui nous permet de mêler pièces de Keith Jarrett, fantaisies d’Henry Purcell, standards de jazz, mélodies anglaises du XVIIe siècle, le tout relié par des fragments recomposés, improvisés, qui font rayonner notre kaléidoscope.
(d’après Salomé Gasselin).

ARTISTES

CAIRN CONSORT
SALOMÉ GASSELIN viole de gambe, conception
GARANCE BOIZOT viole de gambe
LOUISE BOUEDO viole de gambe
ALEXANDRE TEYSSONNIÈRE DE GRAMONT
viole de gambe, violon
KEVIN SEDDIKI guitare, zarb, composition, arrangements
ADRIAN DELMER arrangements

PROGRAMME

KEITH JARRETT
Introduction du concert de Paris (17 octobre 1988)

HENRY PURCELL
Pavane à 4 – Fantaisie V

ANONYME DU XVIe SIÈCLE
Come live with me and be my love

HENRY PURCELL
Fantaisie II

KEITH JARRETT
Prism

HENRY PURCELL
Fantaisie IX

KEITH JARRETT / KEVIN SEDDIKI
Be my love

KEITH JARRETT
Tokyo Encore – Prism – Country

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !