MASTERCLASSE

MARIANNE CREBASSA

Vendredi 10 juillet 2026
14h
3h30min
Avec Entracte
Marianne Crebassa © Julien Mignot

Après le succès qu’elle a rencontré il y a un an auprès des jeunes chanteurs qui ont participé à sa masterclasse, Marianne Crebassa renouvelle l’expérience.

 

Sa brillante carrière de chanteuse mais aussi sa formation de pianiste (à l’École de musique d’Agde et au Conservatoire de Sète) et de musicologue (au Conservatoire de Montpellier, parallèlement à ses études de chant), mariées à un goût prononcé pour la pédagogie, expliquent l’attrait qu’elle suscite. Marianne Crebassa est l’enfant du pays. Repérée par René Koering, elle a chanté des œuvres rares telles que Fedra de Pizzetti et Zaira de Bellini dans le cadre du Festival de Radio France et Montpellier, dont elle est régulièrement l’invitée.

 

Si son répertoire lyrique est très vaste (Ariodante, Così fan tutte, La Cenerentola, La Damnation de Faust…), elle se produit également au concert (elle a interprété Mahler lors des éditions 2024 et 2025 du festival), et défend et illustre aussi la musique d’aujourd’hui : on a pu l’entendre, notamment, dans Charlotte Salomon de Marc-Antoine Dalbavie et dans Picture a day like this de George Benjamin.

 

Parmi ses enregistrements récents : « Séguédilles » (Mompou, Falla, Bizet…) avec l’Orchestre du Capitole de Toulouse dirigé par Ben Glassberg ; et, avec le pianiste Fazıl Say, un disque intitulé « Secrets » (Debussy, Ravel, Fauré, Duparc).

 

 

En partenariat avec le pôle Voix et répertoire de la Fondation Royaumont
Les chanteuses et chanteur sont lauréats de la Fondation Royaumont. Ils ont suivi l’Académie Orsay-Royaumont, l’Atelier d’interprétation dramatique et musicale, l’atelier Mélodies et musique de chambre.

Artiste

MARIANNE CREBASSA mezzo-soprano


EN PARTENARIAT AVEC LE RÉSEAU DES MÉDIATHÈQUES DE MONTPELLIER MÉDITERRANÉE MÉTROPOLE

MÉDIAS

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note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !