ENSEMBLE THÉODORA

Mercredi 8 juillet 2026
19h
1h
Sans Entracte
Ensemble Théodora © Manou Milon

Un tour d’Europe au XVIIIe siècle.

Depuis sa création, l’Ensemble Théodora explore les liens entre nations européennes au tournant du XVIII e siècle.

 

Ainsi, ce programme célèbre la créativité des compositeurs européens installés à Londres au XVII e siècle et au début du XVIII e : Matteis, Draghi, Dieupart, Finger et bien sûr Haendel, dont les cantates anglaises, à l’attribution certes ambiguë, restent encore trop méconnues. Viennent se mêler les mélodies extravagantes de l’English Dancing Master (1651) et la sélection par John Playford de contredanses anglaises.

 

Purcell s’inspira en retour de ses collègues français et italiens : le goût du roi Charles II, qui a passé une partie de sa jeunesse en exil en France, pour la musique de Lully, se transmet aux musiciens anglais à cette période. Mais dans les deux airs de Purcell présentés ici, c’est l’influence italienne qui prédomine.
 

30 CONCERTS DANS LES 30 COMMUNES DE LA MÉTROPOLE

Artistes

ENSEMBLE THÉODORA

 

Mariamielle Lamagat soprano

Louise Ayrton violon

Alice Trocellier viole de gambe

Lucie Chabard clavecin

Programme

TRADITIONNEL / JOHN PLAYFORD

Strawberries and Cream (English Dancing Master, 1651)

GIOVANNI BATTISTA DRAGHI

Where art thou, God of dreams ! (Romulus and Hersilia, 1682)

GEORG FRIEDRICH HAENDEL

Strephen cease no more pursue me’, cantate anglaise n° 2

JEAN-BAPTISTE LULLY / CHARLES BABEL

Armide : Passacaille

TRADITIONNEL / JOHN PLAYFORD

Paul’s steeple (English Dancing Master, 1651)

HENRY PURCELL

O let me wee’ (Fairy Queen)

CAPTAIN TOBIAS HUME

A Soldier’s Resolution (The fist Part of Ayres, Frendh, Pollish and Others)

CHARLES DIEUPART

Troisième suite de clavecin en concert

GOTTFRIED FINGER

Prélude pour viole seul en mi mineur

NICOLA MATTEIS

Aria amorosa, va poco di manera italiana (air d’amour à la manière italienne) pour violon

GEORG FRIEDRICH HAENDEL

Oh, that I on wings could rise (Theodora, acte II, scène 2)

NICOLA MATTEIS

Diverse Bizzarie sopra la Vecchia Sarabanda o pu Ciaccona, air pour violon

HENRY PURCELL

She Loves and She Confesses Too (Orpheus Britanicus)

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !