JOHANE MYRAN RED STAR ORCHESTRA
« LA MARCHE DU CHIEN NOIR :
HOMMAGE À SATIE »

Vendredi 10 juillet 2026
21h
1h15min
Sans Entracte
Erik Satie © Gregory Thomas

Connu pour son travail auprès d’Olivia Ruiz ou Thomas de Pourquery, le Red Star Orchestra n’a pas son pareil pour réinventer un répertoire. Un hommage détonnant, imaginé à l’occasion du centenaire de la disparition d’Erik Satie.

Satie en Big Band ? La proposition pourrait surprendre, tant le nom du natif d’Honfleur demeure attaché à ses célébrissimes pièces pour piano seul. Mais après tout, Debussy lui-même n’en avait-il pas déjà révélé les couleurs chatoyantes en orchestrant les Gymnopédies ? En faisant dialoguer un quartette de jazz avec quinze pupitres de cuivres et bois, Johane Myran nous offre sa propre relecture amoureuse et décalée d’une oeuvre unique en son genre, à travers quelques pièces de choix : deux Gymnopédies et une Gnossienne, bien sûr, mais aussi des extraits de Sports et Divertissements, la chanson Je te veux, ou encore les fameuses Vexations et leur motif répété jusqu’à l’obsession.

Servi par une phalange de solistes d’exception, l’univers de Satie se dévoile ainsi sous un jour nouveau, fidèle pourtant à son mélange d’humour décalé et de mélancolie douce-amère.

ARTISTES

JOHANE MYRAN direction, saxophone ténor
ALEXIS BOURGUIGNON, XAVIER BORNENS, MATHIEU TAROT trompettes
STÉPHANE MONTIGNY, FABIEN CYPRIEN, THOMAS HENNING trombones
DIDIER HAVET, FANNY METEIER tuba
MATHILDE FÈVRE cor
FANNY MÉNÉGOZ, JULIEN RAFFIN flûtes
SYLVAIN FETIS, ESAIE CID saxophones
JEAN-HERVÉ MICHEL, VINCENT BOISSEAU clarinettes
GIANI CASEROTTO guitare
ARNAUD ROULIN piano, claviers
BLAISE CHEVALLIER contrebasse
EDWARD PERRAUD batterie

France Musique_ Couleurs
Concert enregistré par France Musique pour diffusion cet été à 20h
France Musique_ Couleurs
Concert enregistré par France Musique pour diffusion cet été à 20h

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
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Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !