HÔTEL DE GIRARD
QUATUOR ELMIRE

Vendredi 17 juillet 2026
9h30
40 min
Sans Entracte
Hotel de Girard © Droits Réservés

Un quatuor de Beethoven pour ouvrir un matin d’été.

Il est d’usage de diviser en trois époques successives l’œuvre de Beethoven, et singulièrement ses quatuors. Les trois quatuors dédiés au comte Razumovski, ambassadeur de Russie à Vienne, appartiennent à la deuxième époque, celle qui voit aussi éclore le Concerto pour violon et la Quatrième Symphonie. C’est le premier de ces trois quatuors que le Quatuor Elmire a choisi d’interpréter ici. Un quatuor introduit par un Allegro on ne peut plus musclé, que suit un scherzo monumental et obsédant. Un mouvement lent d’une douleur proche de la Marche funèbre de la Symphonie héroïque apporte un répit avant que le quatuor s’achève par un mouvement secoué d’un rythme russe trépidant. Une œuvre idéale pour un matin d’été, à écouter avant les grandes chaleurs de midi.

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L’Hôtel de Girard, encore inspiré des modèles médiévaux, fut construit après le démantèlement des remparts qui suivit le siège de Louis XIII (1622). Son jardin fut aligné au XVIIIe siècle, lors de l’aménagement de l’Esplanade, et garni d’un buffet d’eau.


ARTISTES

QUATUOR ELMIRE 
DAVID PETRLIK violon
YOAN BRAKHA violon
HORTENSE FOURRIER alto
REMI CARLON violoncelle
2e Prix du Concours de Genève 2023

PROGRAMME

 

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Quatuor à cordes n° 7 en fa majeur op. 59 n° 1 « Razumovski »

 

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !