DIDON ET ÉNÉE
Henry Purcell

Vendredi 3 juillet 2026
20h
1h30min
Sans Entracte
Didon et Énée, mise en scène Pierre Lebon © Yann Cabello

Qui n’a jamais eu le cœur serré en écoutant le dernier air chanté par Didon dans l’opéra de Purcell ?

Un opéra tragique et nerveux dans sa concision, représenté ici à la manière des masks anglais.

Un mask conjugue musique, théâtre, danse, effets de machine.

Dans la seconde partie du XVIIeme siècle, le public londonien raffolait de ce type de spectacle, ce qui a donné l’idée à l’ensemble Les Surprises de représenter ainsi Didon et Énée (créé en 1689).

La musique de Purcell est ici liée à des extraits de pièces de Shakespeare, maître des intrigues où les dieux se jouent du destin des hommes.
Les artistes sur scène, dans un véritable esprit de troupe, participent d’un même geste, étant tour à tour chanteur et acteur, comédien et danseur.

La mer est le personnage principal au sein duquel se débattent grotesquement et magnifiquement les personnages en proie aux contradictions de leurs sentiments.
Elle est ici à la fois la musique, le mouvement et le décor.

Construction des décors et costumes : Opéra de Limoges
Coproducteurs : Clermont Auvergne Opéra, Fondation Royaumont,
Opéra de Limoges, Atelier lyrique de Tourcoing,
Office artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, Fondation Orange, Adami, CNM et SPEDIDAM

L’ensemble Les Surprises bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication – Direction Régionale des Affaires Culturelles de Nouvelle Aquitaine, du Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine, de la ville de Bordeaux et du Conseil Départemental de la Gironde. Il bénéficie ponctuellement du soutien du Centre National de la Musique, de l’Institut Français, du Centre de musique baroque de Versailles et de l’Office Artistique de la Région Nouvelle Aquitaine.
Il est membre de Rezo Muse et Scène ensemble

Artistes

BLANDINE DE SANSAL Didon

GRACE DURHAM Énée

CLARA PENALVA Belinda et l’esprit

LOUISE BOURGEAT 2e dame et 1re sorcière

EUGÉNIE LEFEBVRE L’enchanteresse

JULIETTE GAUTHIER 2e sorcière et marin

 

ENSEMBLE LES SURPRISES
LOUIS-NOËL BESTION DE CAMBOULAS direction, clavecin et arrangements musicaux

 

PIERRE LEBON mise en scène, scénographie et costumes
IRIS FLORENTINI chorégraphie
BERTRAND KILLY création lumière

 

PROGRAMME

HENRY PURCELL

Didon et Énée, opéra en trois actes

Version scénique

France Musique_ Couleurs
Concert diffusé sur France Musique le samedi 25 juillet à 20h
France Musique_ Couleurs
Concert diffusé sur France Musique le samedi 25 juillet à 20h

 

AVEC LE SOUTIEN DE L’OFFICE ARTISTIQUE
RÉGION NOUVELLE AQUITAINE

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !