BERTRAND CHAMAYOU

DE MENDELSSOHN À LENNON

Jeudi 9 juillet 2026
20h
2h30min
Avec Entracte
Bertrand Chamayou © Marco Borggreve

Un programme ébouriffant comme Bertrand Chamayou en a le secret,

qui part de Mendelssohn et s’achève avec Schubert en passant par tout un ensemble de romances inattendues.

Bertrand Chamayou est un familier du Festival de Montpellier.

 

Après les Années de pèlerinage de Liszt et une intégrale Ravel, le voici qui nous propose un récital hors du commun, dont les Romances sans paroles de Mendelssohn et la Wanderer-Fantaisie de Schubert sont les piliers.

 

Des pages brèves du premier, un monument d’un seul tenant du second, augmentés de quelques clins d’œil : d’autres romances signées Fauré et Clara Schumann, quelques pages du romantisme allemand transcrites par l’infatigable Liszt, une romance parodique de Charles Ives, et jusqu’à cette berceuse des Beatles, Golden Slumbers, extraite de l’album Abbey Road, ici arrangée par Takemitsu. Crumb et Kurtág, entre ironie et fausse simplicité, viennent se glisser dans le tissu très serré de ce récital.

Artiste

BERTRAND CHAMAYOU piano

 

 

Programme

FELIX MENDELSSOHN

Romances sans paroles opus 19 nº 1 et nº 2, opus 38 nº 5

CHARLES IVES

Song without (good) words

FELIX MENDELSSOHN

Romances sans paroles opus 53 nº 4 et nº 3, opus 30 nº 2, opus 38 nº 2

GABRIEL FAURÉ

Romance sans paroles opus 17 nº 3

FELIX MENDELSSOHN / FRANZ LISZT

Auf Flügeln des Gesanges opus 34 nº 2

FELIX MENDELSSOHN

Romance sans paroles opus 67 nº 4

CLARA SCHUMANN

Romance en la mineur

FELIX MENDELSSOHN

Romances sans paroles opus 85 nº 2, opus 30 nº 6, opus 67 nº 5 et nº 2

ROBERT SCHUMANN / FRANZ LISZT

Frühlingsnacht

JOHN LENNON / PAUL MCCARTNEY / TORU TAKEMITSU

Golden Slumbers

ROBERT SCHUMANN / FRANZ LISZT

Widmung

GEORGE CRUMB

Eine kleine Mitternachtsmusik

GYÖRGY KURTÁG

Scraps of a Colinda Melody – faintly recollected (homage to Farkas Ferenc 2), extrait de Játékok

FRANZ SCHUBERT

Wanderer-Fantaisie

France Musique_ Couleurs
Concert diffusé en direct sur France Musique
France Musique_ Couleurs
Concert diffusé en direct sur France Musique

AVEC LE SOUTIEN DU CIC,

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !