BIOGRAPHIE

Nommé Révélation Classique de l’ADAMI puis lauréat de la Fondation Banque Populaire, le pianiste toulousain Vincent Mussat mène une carrière éclectique. Après avoir reçu son prix au CNSMD de Paris, avec les félicitations du jury, dans la classe de Denis Pascal, il se perfectionne auprès du pianiste Avo Kouyoumdjian à l’Universität für Musik und darstellende Kunst de Vienne.

Attiré par tous les types de répertoires, il effectue une tournée de 28 concerts à travers les États-Unis en jouant la musique arrangée pour piano seul du jeu vidéo Final Fantasy. Il crée également le projet Jukebox avec Rodolphe Bruneau-Boulmier, concert interactif où le grand répertoire côtoie les requêtes du public, hors des frontières du classique. Pour les vingt ans de la mort de Claude Nougaro, il crée un concert-spectacle aux Musicales de Gadagne, retraçant sa vie en chansons, en lien avec son amour du grand répertoire. Grâce à cette ouverture musicale, il se produit régulièrement avec le Sirba Octet, ensemble de musiques tzigane, klezmer et yiddish. Par ailleurs, Vincent Mussat se forme au jazz et à l’improvisation au Centre des musiques Didier Lockwood.

La finesse et la richesse du jeu de Mussat en font un musicien très recherché dans le domaine classique également. Fervent défenseur de la musique française du XXe siècle, il est appelé à jouer pour le centenaire de la naissance d’Henri Dutilleux et crée plusieurs pièces contemporaines composées pour l’occasion par Benoît Menut, Jules Matton et Fabien Touchard.

En tant que soliste, il se produit avec l’Ensemble Appassionato, la Chambre symphonique de Toulouse et l’Orchestre Perpignan-Catalogne dans le Concerto n° 2 de Chopin, l’Ensemble Perculand dans Rhapsody in Blue de Gershwin, l’Orchestre Elektra dans le Concerto en sol de Ravel et le Concerto n° 23 de Mozart… Il est invité des salles prestigieuses à travers le monde, telles que le Tokyo International Forum, le Shanghai Concert Hall, la Maison de la famille Louis Vuitton, le musée du Louvre-Lens, le Muziekgebouw Eindhoven, le Brucknerhaus Linz, le cloître des Jacobins à Toulouse…

Il partage régulièrement la scène avec le clarinettiste Joë Christophe, le violoncelliste Jérémy Garbarg et l’altiste Paul Zientara. Vincent est invité à se produire dans les saisons de musique de chambre 2024-2025 et 2025-2026 de l’Orchestre de chambre de Paris.

Son premier disque solo, qui met en miroir Maurice Ravel et Henri Dutilleux, paraît en 2023 chez le label Scala Music.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !