Jean-Baptiste Millot

BIOGRAPHIE

Sébastien n’interprète pas seulement des œuvres. Il les transforme, les traduit, les fait parler dans un idiome qui lui est propre. Au fil des années, il est devenu arrangeur, transcripteur, compositeur. Un explorateur discret de territoires sonores où se croisent Satie, Hendrix, Turina, Gershwin ou Rufus Wainwright.

Ses concerts, de la Salle Gaveau à des scènes plus hybrides comme le studio 104, sont des lieux de passage. On y entend la rigueur du savant, mais aussi l’élan du poète. Chaque note cherche l’émotion juste. Chaque silence contient une mémoire.

Il ne joue pas pour impressionner. Il joue pour faire sentir. Et cela s’entend. Dans son émission « Guitare Guitares » sur France Musique, il partage cette même passion : raconter la guitare comme une histoire vivante, sensible, humaine.

Loin des dogmes et des cloisonnements, Sébastien Llinares défend une musique accessible sans être simplifiée, érudite sans être élitiste. Sa guitare traverse les genres non par provocation, mais par nécessité : celle de dire quelque chose de vrai, de personnel, de sincère.

Il veut rendre à l’interprétation sa part d’invention. Offrir au public des expériences musicales qui éveillent autant l’intellect que les sens. Élargir la place de la guitare dans le paysage culturel en l’émancipant des formats établis.

À travers ses albums, ses collaborations, ses conférences et ses masterclasses, il tisse une œuvre cohérente, nourrie d’écoute, d’histoire et d’intuition. Une œuvre qui inspire déjà une nouvelle génération d’artistes à oser les mélanges, à affirmer leurs voix singulières.

Car pour lui, la musique n’est pas seulement un art. C’est un acte de relation. Une façon de relier ce qui semblait séparé.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !