Reinoud

VAN MECHELEN

Ténor et direction artistique
Senne Van de Ven

BIOGRAPHIE

Diplômé du Conservatoire royal de Bruxelles en 2012, Reinoud Van Mechelen reçoit en 2017 le prix Caecilia du Jeune musicien de l’année, attribué par l’Union de la presse musicale belge. En 2011, il intègre le Jardin des Voix de William Christie et Paul Agnew et devient soliste régulier des Arts Florissants, ensemble avec lequel il se produit en tournée sur les grandes scènes internationales.

Il chante également avec de grands ensembles baroques tels que le Collegium Vocale, Le Concert Spirituel, Le Concert d’Astrée, les Talens Lyriques, Pygmalion, Le Poème Harmonique, B’Rock, Ricercar Consort, Scherzi Musicali, Hesperion XXI, ainsi qu’avec des chefs d’orchestre tels que Sir Simon Rattle, Roberto Gonzalez-Monjas ou Marc Minkowski. Il se produit au Concertgebouw d’Amsterdam, à l’Opéra de Bordeaux, à l’Opéra Comique, au Théâtre des Champs-Élysées, à la Philharmonie de Paris, à l’Opéra royal de Versailles, au Festival d’Aix‑en‑Provence, au Festival de Beaune, à La Monnaie et au Bozar à Bruxelles, au Staatsoper Unter den Linden de Berlin, à l’Opernhaus Zurich, au Theater an der Wien…

Parmi les rôles qu’il a abordés à l’opéra, mentionnons les rôles-titres de Dardanus, Zoroastre et Pygmalion, ainsi que les rôles de Hippolyte (Hippolyte et Aricie), Abaris (Les Boréades), Jason (Médée), Orphée (Orphée et Eurydice), Belmonte (L’Enlèvement au sérail), Tamino (La Flûte enchantée), Ferrando (Così fan tutte), Gerald (Lakmé) et Nadir (Les Pêcheurs de perles).

Il a récemment incarné les rôles de Jason (Médée) au Teatro Real de Madrid et de Pylade (Iphigénie en Tauride) à l’Opéra de Flandre. Parmi ses projets à venir, citons le rôle-titre de Dardanus à Tourcoing, Radio-France et au Festival de Beaune, Don Ottavio (Don Giovanni) à l’Opéra de Flandre, Castor et Pollux au Grand Théâtre de Genève, Idomeneo au Staatsoper Unter den Linden de Berlin.

Sa discographie comprend une cinquantaine d’enregistrements. Reinoud Van Mechelen dirige par ailleurs l’ensemble A nocte temporis qu’il a créé en 2016.

À l’Opéra national de Paris : Platée (Mercure), 2022 ; Médée (Jason), 2024.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !