Kevin

SEDDIKI

Guitare, zarb, composition, arrangements
Sylvain Gripoix

BIOGRAPHIE

Kevin Seddiki est un musicien à nul autre pareil. Formé dès le plus jeune âge à la guitare classique, il poursuivra brillamment ce parcours exigeant tout en empruntant, au gré de ses désirs des chemins de traverse, s’intéressant au Jazz, à l’improvisation et aux musiques de tous les mondes. Il étudie parallèlement le Zarb, la percussion-reine persane, auprès de la légendaire famille Chemirani…

Au fil d’aventures jamais balisées, il croise la route de Dino Saluzzi, Gonzalo Rubalcaba, Philip Catherine, le Quatuor Voce, Al Di Meola, Michel Legrand, Vincent Segal, Phillipe Jarrousky… 

Kevin Seddiki n’est pas un musicien idiomatique. Plutôt que de se conformer à une syntaxe, son imagination l’a conduit à élaborer un langage unique, tel un folklore imaginaire où se mêlent les parfums du monde, une passion pour l’improvisation sous toutes ses formes et une attirance naturelle pour l’espace et le silence ; un goût profond pour l ‘essentiel. Une musicalité sensible et profonde, une technique hors pair et un sens rythmique d’exception lui permettent de fréquenter des univers musicaux où le seul critère de choix demeure l‘excellence et où la question des frontières se trouve naturellement bannie. La guitare, il l’approche d’une façon unique, mettant à profit une solide formation pour aller chercher ailleurs, au cœur d’un son personnel, large et généreux, déjà devenu signature.

En 2020 paraît sur le prestigieux label ECM l’album « Rivages », qui le voit dialoguer avec un autre esprit libre : l’accordéoniste Jean-Louis Matinier. La singularité du langage unique qu’ils y développent les a conduits aux quatre coins du monde et l’on peut gager que leur association n’en est qu’à son amorce.

Kevin Seddiki, de son côté, bouillonne d’idées, il expérimente en solo, en duo aussi, avec Vincent Ségal ou Erik Truffaz. En 2024, sort un album intitulé « Cenotes de Oro », ou il compose, et joue tous les instruments (guitares et percussions). 

De nouveaux projets sont en cours, notamment avec la Violoniste Sarah Nemtanu, la gambiste Salomé Gasselin, le virtuose du Cavaquinho Matheus Donato, ainsi qu’un nouvel album en Duo avec J.L Matinier. 

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !