@ Hollis King

BIOGRAPHIE

Depuis plus de 30 ans, le saxophoniste, arrangeur, compositeur et chef d’orchestre Kenny Garrett, lauréat d’un Grammy Award, est reconnu par la critique pour sa polyvalence dans les univers du jazz, du blues et du R&B. Il a débuté sa carrière au sein des orchestres de Duke Ellington et de Mel Lewis. En 1987, il a commencé à collaborer avec Miles Davis, intégrant son groupe – une collaboration qui a duré cinq ans.

Avec plus de 20 albums en tant que leader et plus de 230 participations comme sideman, Garrett a joué et enregistré avec une multitude d’icônes de la musique, parmi lesquelles Art Blakey, Ron Carter, Herbie Hancock, Roy Haynes, Freddie Hubbard, Q-Tip, Pharoah Sanders et McCoy Tyner. Il poursuit une carrière prolifique de tournée et d’enregistrement avec son propre groupe, ainsi qu’avec les plus grandes légendes du jazz international.

Garrett a grandi à Détroit, dans le Michigan. Son père, charpentier, jouait également du saxophone ténor. Cette initiation précoce à l’instrument l’a encouragé à s’y mettre et à embrasser une carrière musicale. En 1977, après avoir obtenu son diplôme de la Mackenzie High School, il a été invité à rejoindre l’orchestre de Duke Ellington, alors dirigé par le fils d’Ellington, Mercer. Quelques années plus tard, Garrett a intégré l’orchestre de Mel Lewis, puis est devenu membre du Dannie Richmond Quartet. Il a également joué et enregistré avec Art Blakey and the Jazz Messengers. En 1987, Miles Davis, au moment de son grand retour sur la scène musicale, lui a proposé une place dans son groupe. Garrett a enregistré et joué en concert avec Davis jusqu’à la disparition de ce dernier en 1991.

En 1984, Garrett enregistre son premier album en tant que leader. Tout au long de sa carrière solo, sa musique explore une grande variété de styles, du jazz et du post-bop à la soul, au rhythm and blues et au smooth jazz, en passant par les influences des musiques du monde. Inspiré par le jazz spirituel de John Coltrane et de Pharoah Sanders, Garrett compose des morceaux qui rendent souvent hommage à ses prédécesseurs et mentors du jazz, tout en s’ancrant dans les sonorités contemporaines. Pour son dernier album, Sounds from the Ancestors, Garrett explore ses racines musicales à Détroit, reflétant les courants soul, jazz, gospel, funk et hip-hop de la ville, ainsi que les traditions ouest-africaines et afro-cubaines.

Parmi ses nombreuses distinctions, on compte plusieurs prix décernés par les lecteurs du magazine DownBeat dans la catégorie saxophone alto ; un Grammy Award en 2010, partagé avec Chick Corea et John McLaughlin, dans la catégorie « Meilleur album instrumental de jazz » pour Five Peace Band – Live ; et le NAACP Image Award 2022 du meilleur album instrumental de jazz pour son album Sounds from the Ancestors. Il est également titulaire d’un doctorat honoris causa en musique du Berklee College of Music de Boston, dans le Massachusetts.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !