BIOGRAPHIE

Né à Brno (République tchèque), Jakub Hrůša est chef principal de l’Orchestre Symphonique de Bamberg, chef principal invité de la Philharmonie Tchèque et du Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra, après avoir été, de 2009 à 2015, directeur musical et chef principal de l’Orchestre Philharmonique de Prague. Il est président du Cercle International Martinů et, en 2015, il a remporté le Prix Charles Mackerras de la Fondation Janáček. Il est régulièrement invité par les grandes formations symphoniques comme le Philharmonia Orchestra, l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, l’Orchestre Radio-symphonique de Stuttgart (SWR), le WDR Sinfonieorchester de Cologne, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, le Cleveland Orchestra, les orchestres symphoniques de Sydney et Melbourne.

Il a récemment dirigé avec le Philharmonia Orchestra deux séries de concerts consacrés à la musique de Dvořák, Suk et Janáček (Bohemian Legends) et à la musique russe (The Mighty Five). Il a récemment fait ses débuts à la tête du Philharmonique de Los Angeles, de l’Orchestre Radio-symphonique de Vienne, de l’Orchestre national de Russie, du Deutsches Symphonie-Orchester (DSO) de Berlin, de l’Orchestre de l’Accademia Santa Cecilia de Rome, du Mahler Chamber Orchestra, du Philharmonique de New York, du Tonhalle Orchester de Zurich, des orchestres symphoniques de Boston et Chicago. Dans le domaine de l’opéra, il se produit régulièrement depuis 2008 avec le Festival de Glyndebourne (La Petite Renarde rusée, Carmen, Le Tour d’écrou, Don Giovanni, La Bohème, Rusalka).

De 2010 à 2012, il a été directeur musical de Glyndebourne on Tour. Il a également été invité à l’Opéra Royal du Danemark (Boris Godounov), au Théâtre national de Prague (La Petite Renarde rusée, Rusalka), à l’Opéra national de Paris (Rusalka), au Staatsoper de Vienne (L’Affaire Makropoulos), à l’Opéra de Francfort (le Triptyque), à l’Opéra national de Finlande (Jenůfa). Il a enregistré Ma Patrie de Smetana, les concertos pour violon de Tchaïkovski et Bruch avec Nicola Benedetti et l’Orchestre Philharmonique Tchèque, La Symphonie fantastique de Berlioz et Une symphonie alpestre de Strauss, les concertos pour violoncelle de Dvořák et Lalo avec Johannes Moser et l’Orchestre Philharmonique de Prague ainsi qu’une nouvelle version de Ma Patrie cette fois à la tête de l’Orchestre Symphonique de Bamberg.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !