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BIOGRAPHIE

Florentino Calvo a effectué ses études musicales au Conservatoire d’Argenteuil, haut lieu de l’enseignement de la mandoline en France. Il y obtient un Premier Prix de mandoline dans la classe de son  professeur Mario Monti. Dans ce même établissement, il suit le cours de guitare du Maître Alberto Ponce et la classe d’Analyse et d’Harmonie de Gérard Castanié. Il se perfectionne également auprès du mandoliniste Ugo Orlandi lors de Master class.

Concertiste, il se produit régulièrement en soliste, en formation de musique de chambre et avec orchestre :

– Membre co-fondateur du TrioPolycordes il se consacre au répertoire contemporain et est dédicataire d’œuvres de très nombreux compositeurs.

– Avec l’Ensemble Spirituoso, il interprète le répertoire original pour mandoline et basse continue du 18ème siècle sur copies d’instruments d’époque Il se produit régulièrement au sein de l’Orchestre du Théâtre National de l’Opéra de Paris, de l’Ensemble Intercontemporain ainsi qu’avec des ensembles tels que  de l’Orchestre National de France, de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, de l’orchestre de Paris , Ars Nova, l’Itinéraire, TM+, 2E2M, Contrechamp, Collegium  Novum……

Chef d’orchestre, il dirige notamment depuis 2009 l’Ensemble MG21 (unique ensemble à plectre professionnel en France) dont  l’objectif  est de promouvoir le répertoire original existant, avec un intérêt particulier pour les œuvres « contemporaines » et la création.

Son goût des rencontres et son éclectisme l’ont conduit à travailler pour le cinéma (en particulier auprès d’Alexandre Desplat) ou le théâtre : on peut citer par exemple sa participation à la création et aux multiples tournées de Momo de Pascal Dusapin, mis en scène par André Wilms.

Professeur de mandoline au CRD d’Argenteuil depuis 1988, au CRD de Gennevilliers ainsi qu’au Pôle Supérieur d’enseignement artistique Paris/Boulogne Billancourt, il contribue au développement et au rayonnement de son instrument en formant de nombreux concertistes et pédagogues de premier plan en France comme à l’étranger.

Depuis 2018, il est directeur artistique du Centre des Instruments à Cordes Pincées « Les Pincées Musicales » en résidence sur la Ville d’Argenteuil.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !