Christophe Abramowitz – Radio France

BIOGRAPHIE

Jaap van Zweden est directeur musical désigné de l’Orchestre Philharmonique de Radio France et directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Séoul. Il est également artiste en résidence au Evergreen Symphony Orchestra de Taïwan. Il a été le 26e directeur musical du New York Philharmonic (2018-2024) et le directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Hong Kong (2012-2024) et a dirigé les plus prestigieux orchestres au monde.

La saison 2025/26 marque un renforcement de la présence de van Zweden en Europe, puisqu’il entreprend sa première tournée européenne avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France à Amsterdam, Anvers, Vienne et Munich. Il dirigera également l’orchestre lors d’une grande tournée asiatique à Taipei, Tokyo, Shanghai et Pékin notamment. Ces différents événements inaugurent sa présence internationale avec l’orchestre en tant que directeur musical désigné.

Ailleurs en Europe, van Zweden retrouve l’Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam et l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich, et dirige également deux programmes avec l’Orchestre symphonique d’Anvers, où il continue d’exercer ses fonctions de chef d’orchestre émérite.

Parmi les nombreux orchestres européens prestigieux qu’il a dirigés au cours des dernières saisons, citons le Wiener Philharmoniker, le Berliner Philharmoniker, le Gewandhausorchester de Leipzig, la Staatskapelle de Berlin, l’Orchestra dell’Accademia Nazionale di Santa Cecilia et le London Symphony Orchestra. Aux États-Unis, il a également été invité à diriger les orchestres de Boston, Cleveland, Los Angeles et Philadelphie notamment.

Van Zweden continue également à occuper une place prépondérante en Amérique du Nord et en Asie. Cette saison, il revient au Chicago Symphony Orchestra et au San Francisco Symphony Orchestra, notamment pour ouvrir la saison de ce dernier avec son gala annuel et ses concerts All-San Francisco. Il dirige également sa toute première tournée aux États-Unis avec l’Orchestre philharmonique de Séoul, renforçant ainsi la présence internationale de cet orchestre. En Asie, il retrouve l’Orchestre symphonique de la NHK et l’Orchestre philharmonique de Hong Kong, où il a occupé pendant douze ans le poste de directeur musical transformant profondément l’orchestre.

Durant son mandat au New York Philharmonic (qui s’est terminé à l’issue de la saison 23/24), Jaap van Zweden a dirigé 31 premières mondiales, américaines et new-yorkaises, dont des commandes historiques telles que Stride de Tania León, dans le cadre de l’initiative Project 19 célébrant le centenaire du 19e amendement. En tant que directeur musical du New York Philharmonic, il a présidé à la réouverture du David Geffen Hall, et a dirigé des œuvres de compositeurs allant de Beethoven et Bruckner à Marcos Balter, Caroline Shaw, Carlos Simon et Julia Wolfe.

Sa discographie comprend des enregistrements acclamés chez Decca Gold et Naxos. Avec le New York Philharmonic, il a enregistré Prisoner of the State de David Lang et Fire in my mouth de Wolfe, nominé aux Grammy Awards. Avec l’Orchestre philharmonique de Hong Kong, il a dirigé le cycle complet de L’Anneau du Nibelung de Wagner représenté pour la première fois à Hong Kong, désormais disponible chez Naxos. Son interprétation de Parsifal de Wagner a reçu le Prix Edison 2012 du « Meilleur enregistrement d’opéra ».

Né à Amsterdam, Jaap van Zweden est devenu, à l’âge de 19 ans, le plus jeune violon solo de l’Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam et a commencé sa carrière de chef d’orchestre presque 20 ans plus tard, en 1996. En avril 2023, il a reçu le Prix du Concertgebouw pour sa contribution exceptionnelle à cette institution. Il reste chef d’orchestre émérite de l’Orchestre symphonique d’Anvers et chef d’orchestre honoraire de l’Orchestre philharmonique de la radio néerlandaise, dont il a été le chef d’orchestre principal (2005-2013). Il a également été chef d’orchestre principal de l’Orchestre royal de Flandre (2008-2011) et directeur musical du Dallas Symphony Orchestra (2008-2018). Sous sa direction, l’Orchestre philharmonique de Hong Kong a été nommé « Orchestre de l’année » 2019 aux Gramophone Music Awards. Il a été élu « Chef d’orchestre de l’année » 2012 aux Musical America Awards et a fait l’objet d’un portrait dans l’émission 60 Minutes de CBS en octobre 2018 à l’occasion de son arrivée au New York Philharmonic.

En 1997, Jaap van Zweden et son épouse Aaltje ont créé la Fondation Papageno afin de venir en aide aux enfants et aux jeunes adultes atteints d’autisme par le biais de la musicothérapie, de logements communautaires, de la recherche et d’initiatives numériques telles que l’application TEAMPapageno. La Fondation continue d’être une force pionnière dans le domaine du soutien aux personnes autistes aux Pays-Bas et à l’étranger.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !