SEPT LARMES POUR ELISABETH

CRÉATION MONDIALE – AVEC LE FESTIVAL MONTPELLIER DANSE

 

Vendredi 3 juillet 2026
20h
1h15min
Sans Entracte
Seaven Teares © Nicholas Hilliard
Amsterdam Rijksmuseum

Sept larmes pour Elisabeth, une création mondiale, en partenariat avec le Festival Montpellier Danse.

Directeur du Théâtre Garonne à Toulouse, Aurélien Bory, qui a travaillé l’acoustique architecturale dans une première vie, c’est une signature scénographique très singulière dans le paysage chorégraphique français. Chaque nouvelle proposition est une exploration qui met en jeu l’espace de la scène. Il a été à l’initiative du premier festival français entièrement consacré à la scénographie, en janvier, à Toulouse. « Sept larmes pour Elisabeth », sa dernière création pour le Festival Montpellier Danse, est née de la rencontre avec le guitariste de renommée mondiale Thibaut Garcia.

 

Familier de l’oeuvre du compositeur John Dowland (1563-1626), il a inspiré Aurélien Bory dans le choix de Seaven teares, une chanson pour luth et voix, qu’il a déjà interprétée avec le contre-ténor Philippe Jaroussky.

 

Le musicien sera sur scène aux côtés de la danseuse Aure Wachter, vue comme interprète chez Rachid Ouramdame ou Jann Gallois, également chanteuse dans Les Cris de Paris.

Un duo pour une pavane, « une marche à deux », qui postule que « la musique est danse, la danse est musique ». Jeu de « corps-instruments », avec deux interprètes croisant leurs arts, l’une chantant et l’autre dansant. Avec en fond de scène, la représentation de la mélancolie dans le fameux portrait de Henry Percy de Nicholas Hilliard.

 

Comment incarner les larmes sur une scène ? Aurélien Bory a conçu une œuvre qui comportera « des éléments liquides », mais sera surtout « une incarnation de cette musique triste qui fait du
bien, de la mélancolie comme une disponibilité à la rêverie ».

Valérie Hernandez

 

 

Production : Compagnie 111 – Aurélien Bory
Coproductions (sollicitées) : ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie, La Philharmonie de Paris, Théâtre de la Ville – Paris,
Théâtre d’Orléans – scène nationale, Festival Montpellier Danse, La Maison de la Danse – Lyon, Teatro El Astra (Turin, Italie),
Les Théâtres de la Ville de Luxembourg (Luxembourg), La Comédie de Genève (Suisse)
Accueil en répétitions et résidences : Théâtre de la Digue, Théâtre Garonne, ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitani
La Compagnie 111 – Aurélien Bory est conventionnée par le Ministère de la Culture – direction régionale des affaires culturelles Occitanie.
Elle est aidée au fonctionnement par la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée au titre du dispositif d’aide aux opérateurs structurants et par la Mairie de Toulouse.
Elle reçoit le soutien du Conseil départemental de la Haute-Garonne et de la Mairie de Toulouse pour certaines de ses créations.
La Compagnie 111 reçoit également le soutien de l’Institut français pour certains projets à l’international.

 

ARTISTES

AURÉLIEN BORY scénographie, mise en scène
THIBAUT GARCIA direction musicale
AURE WACHTER écriture chorégraphique

 

EN PARTENARIAT AVEC
LE FESTIVAL MONTPELLIER DANSE

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Michel Orier - Directeur du Festival

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Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !