BEETHOVEN SMETANA
QUATUOR MODIGLIANI

Mercredi 15 juillet 2026
18h
1h15min
Sans Entracte
Quatuor Modigliani © Jérome-Bonnet

Le public connaît bien le Quatuor Modigliani,  il nous fait entendre ici deux joyaux de son répertoire, dont une rareté signée Smetana.

Il est d’usage de diviser en trois époques successives l’œuvre de Beethoven, et singulièrement ses quatuors.

Le Quatuor opus 18 nº6, à l’affiche de ce concert, est le dernier de la première période, et montre de manière éclatante comment Beethoven s’empare de la forme que Haydn lui a laissée pour y mettre un lyrisme inconnu avant lui.

Le Scherzo secoué de syncopes et l’Allegro final, introduit par un stupéfiant Adagio intitulé La malinconia, sont des pages d’une beauté inédite.
Quant au Premier Quatuor de Smetana, qui transportait Liszt d’enthousiasme, il évoque, comme son titre l’indique, différents âges de la vie indiqués par Smetana dans une lettre : l’arrivée du destin, la joie de vivre, la passion amoureuse, la fierté nationale. Un programme qu’on peut qualifier de romantique mais qu’il est possible d’oublier en s’abandonnant à la chaleur de cette musique venue de Bohême.

Précisons ici, pour goûter au mieux la sonorité des Modigliani, qu’Amaury Coeytaux joue un Stradivarius de 1715, Loïc Rio un Guadagnini de 1780, Laurent Marfaing un Luigi Mariani de 1660 et François Kieffer un Goffriller de 1706.

ARTISTES

QUATUOR MODIGLIANI

AMAURY COEYTAUX violon
LOÏC RIO violon
LAURENT MARFAING alto
FRANÇOIS KIEFFER violoncelle

PROGRAMME

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Quatuor à cordes en si bémol Majeur opus 18 nº 6

BEDŘICH SMETANA
Quatuor à cordes nº 1 « De ma vie »

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !