BEETHOVEN / CHOPIN / LISZT
JONATHAN FOURNEL

Vendredi 10 juillet 2026
18h
1h15min
Sans Entracte
Jonathan Fournel © Marco Borggreve

Un majestueux récital de piano, en toute simplicité, avec deux sonates signées Beethoven et Liszt, qui comptent parmi les plus captivantes du répertoire.

 

Pourquoi ne pas se jeter à corps perdu dans les plus grandes conceptions de l’esprit ? C’est la question qu’a dû se poser Jonathan Fournel au moment d’imaginer le programme de son récital, qu’il a décidé d’encadrer par deux sonates monumentales.

La Sonate n° 31 op. 110 pour commencer, volet central des trois dernières sonates pour piano de Beethoven, qui comprend notamment un vaste mouvement final passant par toutes les humeurs, de la plus sombre à l’euphorie.
Et la Sonate en si mineur pour finir, synthèse de toutes les inspirations de Liszt, hantée par l’esprit méphistophélique et le besoin de recueillement. Au centre, l’Andante spianato et grande polonaise brillante de Chopin est une page plus légère mais aussi un modèle d’élégance.

Quant aux Contes de fées de Medtner, contemporain de Rachmaninov, il s’agit de bijoux qui restent à découvrir.

 

 

ARTISTE

JONATHAN FOURNEL piano

PROGRAMME

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Sonate nº 31 opus 110

 

FRÉDÉRIC CHOPIN
Andante spianato et grande polonaise brillante

 

NIKOLAÏ MEDTNER
Contes de fées (Skazki) opus 20

 

FRANZ LISZT
Sonate en si mineur

MÉDIAS

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Michel Orier - Directeur du Festival

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Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !