MOZART / BRUCH / SCHUMANN
HILARY HAHN

Vendredi 17 juillet 2026
20h
2h
Avec Entracte
Hilary Hahn © Chris Lee

L’ambitieux concerto pour violon n°1 de Bruch interprété par la violoniste virtuose Hilary Hahn

Les symphonies de Schumann sont souvent jouées par des formations symphoniques. Celles de Mozart, a contrario, par des ensembles de dimensions plus réduites. La Deutsche Kammerphilharmonie fait le constat que Schumann peut retrouver ses couleurs juvéniles grâce à la légèreté et au relief d’un orchestre de chambre.

L’Ouverture de Don Giovanni (qui dans l’opéra s’enchaîne sans interruption avec la première scène) est célèbre par ses contrastes, tantôt tragique et menaçante, tantôt jubilante : elle justifie à elle seule l’appellation dramma giocoso que Mozart a donné à sa partition.

Suivra ici le Premier Concerto pour violon de Max Bruch, œuvre qui à elle seule a fait entrer dans la postérité un compositeur que Brahms soutint avec chaleur. Le violoniste Joseph Joachim prodigua ses conseils à Bruch, mécontent de la première mouture de sa partition, et assura en 1868 la création de la version définitive du concerto, laquelle comporte les trois mouvements traditionnels. Le premier Allegro, précédé d’un bref prélude, s’enchaîne directement, comme c’est le cas du Concerto en mi mineur de Mendelssohn, avec le mouvement lent, très effusif. Quant au finale, riche de rythmes et de couleurs tziganes, il est typique de l’éloquence limpide présente dans toute la musique de Bruch.

On sera curieux ensuite d’écouter la toute première des quarante et une symphonies du même Mozart, œuvre écrite à Londres, au cours de la tournée européenne de la famille Mozart, par un jeune compositeur de huit ans. Conçue en trois parties, cette symphonie reprend le plan de l’ouverture dite « à l’italienne » (vif-lent-vif).

On change d’univers avec la dernière symphonie de Schumann, mort exactement cent ans après la naissance de Mozart. Il s’agit en réalité de la seconde version d’une symphonie dont la composition s’inscrit entre la Première et l’officielle Deuxième Symphonie de Schumann. Dix ans séparent ces deux versions : c’est la seconde, datée de 1851, que nous entendrons ici.

Les quatre mouvements de cette partition très dense s’enchaînent sans interruption et utilisent le principe de la circulation des thèmes à l’intérieur des différentes parties, « telle une longue coulée symphonique organique (et non pas cyclique) », commente Brigitte François-Sappey. Schumann indique d’ailleurs : « In einem Satze » (en un mouvement) dans le titre de sa partition. Ainsi, l’introduction du premier mouvement réapparaît dans la romance, dont l’un des couplets deviendra à son tour le trio du scherzo, etc. Autant de paysages ou de figures de carnaval qui composent une humoresque symphonique, peut-être la plus énergique et la plus allante des symphonies de Schumann.

 

À VOIR EN FAMILLE

À partir de 12 ans – Programme classique et court

 

C’est dansant, entraînant, incarné, aucun doute possible : c’est du Mozart ! Proposant certains des plus beaux morceaux de compositeurs célèbres tels que Mozart, Bruch ou Schumann, le Deutsche Kammerphiloharmonie Bremen et la soliste Hilary Hahn permettent aux plus jeunes une entrée enjouée dans l’univers de la musique classique. Le jeu de la violoniste et la légèreté de l’orchestre rendent l’écoute très vivante et facile d’accès : une belle occasion de découvrir ensemble l’univers de Mozart, Bruch et Schumann en toute simplicité.

 

 

 

AVEC LE SOUTIEN DU GROUPE FDI

ARTISTES

PROGRAMME

WOLFGANG AMADEUS MOZART

Don Giovanni, ouverture KV 527

MAX BRUCH

En raison d’une évolution de sa programmation artistique à long terme, Hilary Hahn interprètera le Concerto pour violon n°1 de Max Bruch.

Concerto pour violon et orchestre n°1 en sol mineur opus 25   

Vorspiel – Allegro moderato

Adagio

Finale – Allegro energico

Entracte

WOLFGANG AMADEUS MOZART

Symphonie n°1 en mi bémol Majeur KV 16

Molto allegro

Andante

Presto

ROBERT SCHUMANN

Symphonien°4 en ré mineur op. 120 (version 1851)

Ziemlich langsam –Lebhaft

Romanze : Ziemlich langsam

Scherzo : Lebhaft – Trio

Langsam – Lebhaft

France Musique_ Couleurs
Concert diffusé en direct sur France Musique et sur les Radios de l’U.E.R.
France Musique_ Couleurs
Concert diffusé en direct sur France Musique et sur les Radios de l’U.E.R.

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !