L’ALLEMAGNE ROMANTIQUE

Mercredi 15 juillet 2026
20h
2h20min
Avec Entracte
Raphaël Pichon© raphaël Piergab

Quel meilleur guide que Schubert à l’occasion d’un voyage musical sur le thème de l’errance, de la nuit et du rêve ?

Après Matthias Goerne, le 13 juillet, dans Le Voyage d’hiver, c’est au tour de Raphaël Pichon de nous emmener dans l’univers du Wanderer, le voyageur errant que l’on croise dans
bien des pages du romantisme allemand.

Un voyageur qui, bien sûr, s’égare dans la nuit et dans ses rêves (Nacht und Träume), croise son double (le Doppelgänger) et comprend que la mort est proche, celle qui vous attend au fond du Tartare.

On l’a compris, Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion ont fait de Schubert leur guide à travers ce parcours, qu’il s’agisse d’œuvres de Schubert lui-même (la célèbre Symphonie « Inachevée ») ou d’arrangements signés Liszt et Reger. Siegfried Idyll, composé par Wagner à l’occasion de la naissance de son fils, donne cependant le signal du retour à la lumière avant que la Première Symphonie de Brahms achève ce programme dans l’apothéose de la joie et de la volonté.

ARTISTES

STÉPHANE DEGOUT baryton
ENSEMBLE PYGMALION
RAPHAËL PICHON direction

PROGRAMME

FRANZ SCHUBERT / FRANZ LISZT
Der Doppelgänger

FRANZ SCHUBERT
Symphonie nº 8 « Inachevée », 1. Allegro moderato

FRANZ SCHUBERT / MAX REGER
Gruppe aus dem Tartarus

FRANZ SCHUBERT
Symphonie nº 8 « Inachevée », 2. Andante con moto

FRANZ SCHUBERT / MAX REGER
Nacht und Träume

RICHARD WAGNER
Siegfried Idyll

JOHANNES BRAHMS
Symphonie nº 1

France Musique_ Couleurs
Concert diffusé en direct sur France Musique
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Concert diffusé en direct sur France Musique

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
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Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !