IVÁN FISCHER & RENAUD CAPUÇON

Lundi 6 juillet 2026
20h
2h
Avec Entracte
Renaud Capuçon © Warner

Un concert comme une réunion de famille : si Mendelssohn fut l’ami inconditionnel de Schumann, Brahms fut loué comme un ange tombé du ciel par Schumann.

Mendelssohn composa deux concertos pour violon, mais c’est le second, celui qui fait chanter le soliste dès les premières mesures, que jouera ici Renaud Capuçon.

Lumineuse et bondissante, cette partition offre un contraste idéal avec la Symphonie « Rhénane » : une oeuvre qui célèbre le fleuve paternel, l’axe qui parcourt toute l’Allemagne et pourrait la résumer à lui seul, comme le réaffirmera plus tard Wagner. Tour à tour champêtre et solennelle, la Symphonie « Rhénane » fut créée deux ans avant que Brahms ne fasse son apparition dans la vie de Schumann. Composés par Brahms à la fin de sa vie, les Intermezzi gardent un écho de la mélancolie schumanienne. On écoutera ici l’Intermezzo nº 1 dans l’orchestration de Victor Aviat, né à Montpellier en 1982, foudroyé par la maladie en 2025.

L’Orchestre du Festival de Budapest rend ici hommage à celui qui fut avec un talent hors pair son hautbois solo.

RENAUD CAPUÇON violon
ORCHESTRE DU FESTIVAL DE BUDAPEST
IVÁN FISCHER direction

JOHANNES BRAHMS
Intermezzo no1 op. 117
(arrangement pour orchestre de Victor Aviat)

FELIX MENDELSSOHN
Concerto pour violon et orchestre nº2 opus 64

ROBERT SCHUMANN

Symphonie nº 3 « Rhénane »

France Musique_ Couleurs
Concert diffusé en direct sur France Musique
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Concert diffusé en direct sur France Musique

AVEC MONTPELLIER MÉDITERRANÉE MÉTROPOLE

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
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Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !