MARIA SCHNEIDER & CLASSIC JAZZ BIG BAND
FEAT. A. LIZANA

Jeudi 9 juillet 2026
21h
1h30min
Maria Schneider © Briene Lermitte

Figure majeure du jazz en grande formation, Maria Schneider repousse les frontières du genre. Pour cette apparition en France, elle s’allie au Classijazz Big Band pour un pont entre tradition américaine et couleurs méditerranéennes.

Déjà plus de trente ans que Maria Schneider creuse le sillon d’une écriture pour big band vibrante, chatoyante et puissamment évocatrice,
où les compositions se déploient comme autant de tableaux ou d’histoires racontées en musique.

Jalonné d’innombrables récompenses – sept Grammy Awards, et même une nomination pour le prix Pulitzer ! – son parcours est parsemé de collaborations prestigieuses, jusqu’à Davie Bowie en personne.

Depuis plusieurs années déjà, la compositrice et cheffe d’orchestre cultive une relation particulière avec le Classijazz Big Band, formation d’élite constituée de quelques-unes des plus fines lames de la scène ibérique.

À leurs côtés, elle élargit sa palette à des couleurs andalouses, culminant en une intense Bulería portée par le chant d’Antonio Lizana, figure désormais incontournable du flamenco-jazz.

Artistes

MARIA SCHNEIDER direction

 

ANTONIO LIZANA chant, saxophone alto, flûte

JOAN MAR SAUQUÉ, BRUNO CALVO, PEP GARAU, VORO GARCÍA, JULIAN SANCHEZ trompettes

TOMEU GARCÍAS, MIGUEL MOISÉS, PEDRO PASTOR, JOSE DIEGO SARABIA trombones

IRENE REIG, ENRIQUE OLIVER, TETE LEAL, PEDRO CORTEJOSA, FRANCISCO « LATINO » BLANCO saxophones et bois

JAUME LLOMBART guitare

PHILIPPE THURIOT accordéon

DAHOUD SALIM, PABLO MAZUECOS piano

BORI ALBERO contrebasse

ANDREU PITARCH batterie

CARLOS CORTÉS, VINCENT THOMAS percussions

France Musique_ Couleurs
Concert enregistré par France Musique pour diffusion cet été à 20h
France Musique_ Couleurs
Concert enregistré par France Musique pour diffusion cet été à 20h

MÉDIAS

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !