SIAA Foundation

BIOGRAPHIE

Léontine Maridat-Zimmerlin est une jeune mezzo-soprano française de 26 ans, elle est représentée par l’agence Do Opéra depuis 2024. Après onze années passées à la Maîtrise de Paris, elle obtient en 2021 une licence de musicologie à La Sorbonne. La même année, elle rejoint le Conservatoire National Supérieur de Lyon auprès de Sophie Marin-Degor, Hélène Lucas et Nobuyoshi Shima. Elle y décroche en 2023 un DNSPM mention Très Bien et poursuit sa formation au Conservatoire National Supérieur de Paris.

Passionnée de mélodie, elle se distingue en 2022 au Concours international de mélodie de Gordes, où elle remporte trois prix. En 2023, elle est primée au Concours Georges Enesco à Paris, recevant le Prix Génération Opéra, le Grand Prix de la musique contemporaine, ainsi qu’une invitation au Gala des Jeunes Ambassadeurs Lyriques de Montréal. Elle se voit également décerner le Prix du répertoire français au Concours Jeunes Espoirs Opéra Raymond Duffaut.

Au cours de ses études, Léontine a l’opportunité d’interpréter plusieurs rôles dans les productions des conservatoires : elle incarne notamment Oreste dans La Belle Hélène et Zweite Dame dans La Flûte enchantée, au CNSMDL, tous deux mis en scène par Bernard Rozet. En 2025, elle interprete Chérubin dans une production du CNSMDP signée Mariame Clément, en coproduction avec la Philharmonie de Paris. Cette même année elle se produit également dans trois rôles : La Candeur, Hippocratine et La Notaire dans L’Île de Merlin ou Le monde renversé par Christoph Willibald Gluck et mis en scène par Myriam Marzouki à l’Opéra-Comique. Son engagement pour l’opéra s’enrichit du parrainage de Clémentine Margaine, dans le cadre du tremplin Fonds Tutti, et de nombreuses masterclass notamment auprès de Karine Deshayes à Boissettes en Scène.

Très attachée au répertoire de musique de chambre, elle se produit en 2025 à l’Amphithéâtre de l’Opéra de Séville dans un récital de mélodies anglaises aux côtés de Carmen Martinez-Pierret (piano) et Israel Fausto-Martinez (violoncelle). Durant l’été, son duo avec le pianiste Louis Dechambre remporte le Prix du Duo au Concours international de Clermont-Ferrand. Et quelques mois plus tard, elle remporte également avec la pianiste Ayano Kamei le Grand prix de duo chant-piano au Concours International Nadia et Lili Boulanger.
Pour la saison 2024–2025, Léontine intègre l’Académie Favart de l’Opéra-Comique sous la direction artistique de Louis Langrée et Mathieu Pordoy. Elle achève son Master 2 avec mention Très Bien à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Paris auprès de Frédéric Gindraux.

La saison à venir marque plusieurs débuts importants : elle incarnera Diane dans Iphigénie en Tauride à l’Opéra-Comique, Stéphano dans Roméo et Juliette au Théâtre des Champs-Élysées, et Mercedes dans Carmen au Capitole de Toulouse. Elle est également sélectionnée pour faire partie de la nouvelle promotion de Génération Opéra 2025-2026, est annoncée Artiste Adami 2025, et intègrera l’Académie Jaroussky en septembre 2025.

Léontine est soutenue par la Fondation SIAA.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !