ENSEMBLE THÉODORA

Soprano, violon, viole de gambe & clavecin
Manou Milon

BIOGRAPHIE

Louise Ayrton

Après une licence de philosophie à l’Université de Cambridge, Louise Ayrton se spécialise en violon baroque en 2016 et entre à la Royal Academy of Music. Pendant deux années de Master, elle travaille aux côtés de Pavlo Beznosiuk, Rachel Podger, Margaret Faultless ainsi que les chefs Philippe Herreweghe, Ton Koopman, et Laurence Cummings.

En 2017, elle gagne la compétition Bach Mica Comberti et plus tard, figure en finale de la Royal Academy Patrons Award au Wigmore Hall.

Depuis 2020, Louise s’est établie en France et travaille au sein de divers groupes internationaux dont Jupiter, le Poème Harmonique, Clematis, Ensemble Masques, The Beggars Ensemble, ou encore l’Orchestre de l’Opéra Royal de Versailles – notamment en tant que premier violon invité. En mai 2023, elle crée son premier récital solo ‘Genesis’ au Festival La Folia à Rougemont au côté de Theodora, un programme dédié à l’héritage musical autour de la Chaconne de Bach. Son premier disque solo, enregistré en avril dernier, paraîtra pour le label Château de Versailles Spectacles.

 

Alice Trocellier

Alice Trocellier a eu la chance de découvrir la viole de gambe très jeune, bercée au son des répétitions de son père claveciniste. Elle se forme tout d’abord au CRR de Paris, consacre ensuite quelques années à la musicologie à l’Université de Bristol, avant d’intégrer la Royal Academy of Music de Londres puis le Mozarteum de Salzbourg. De retour en France, elle se produit avec divers ensembles tels que le Poème Harmonique, La Tempête, l’Ensemble Correspondances, Les Ambassadeurs ~ La Grande Écurie, et dernièrement l’Orchestre de l’Opéra de Paris.

Elle est depuis peu artiste junior associée à la Fondation Singer-Polignac au sein de Théodora, ensemble qu’elle a co-fondé en 2019. La polyvalence parfois insoupçonnée de la viole de gambe lui permet d’intégrer des projets théâtraux (Icare — Guillaume Barbot, La Belle aux cheveux d’or — Aurore Evain), chorégraphiques (Phénix — Mourad Merzouki) et dernièrement d’engager un travail sur la musique minimaliste de Moondog à la Philharmonie de Paris avec l’Ensemble 0. Avide de transmettre, Alice est professeure au CRR Maurice Ravel Pays Basque depuis septembre 2023.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !