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BIOGRAPHIE

Née en 2003, Célia Garetti-Nicole commence le violoncelle à l’âge de 6 ans dans la classe de Jacques Perrone au Conservatoire de Menton. Trois ans plus tard elle est admise avec bourse complète à la Yehudi Menuhin School près de Londres, où elle étudie avec Bartholomew LaFolette. Cependant, en 2013 elle rencontre Ivan Monighetti à Bâle qui deviendra son professeur.

Entre 2013 et 2018 elle gagne plusieurs prix dans différents concours internationaux, notamment un premier prix dans le concours Entrada a Genève en 2013, un premier prix dans le Concours Suisse Jeunesse Musicale en 2014, ainsi qu’un troisième prix et un premier prix avec félicitations lors du concours russe Crescendo en 2015 et 2017. En 2016, elle joue aux côtés de Sol Gabetta et Ivan Monighetti lors de l’édition du prestigieux festival Solsberg à Olsberg, Suisse.

Elle participe à plusieurs Masterclass, notamment avec Thomas Caroll à Londres, Martti Rousi lors de l’édition 2019 de Music With Masters à Pistoia en Italie, la Voksenåsen Academy d’Oslo avec Torleif Thedeen et Hélène Dautry, ou encore Alban Gerhardt, Kian Soltani, Frans Helmerson et Sol Gabetta à Madrid.

En 2020 elle est admise avec une bourse complète pour étudier à l’Escuela Superior de Musica Reina Sofia à Madrid, dans la classe d’Ivan Monighetti et Mikolaj Konopelski où elle y étudie aussi la musique de chambre avec Marta Gulyas et Heime Müller. C’est dans cette école qu’elle rencontre la pianiste Mariam Chitanava avec qui elle forme maintenant un duo, jouant ensemble en Espagne, France et Suisse. Avec l’orchestre symphonique Freixenet de l’école elle part régulièrement en tournée sous la direction du maestro Andres Orozco Estrada, notamment à Bratislava (Slovaquie), Budapest (Hongrie), Santander et Cordoba (Espagne), et dans la magnifique salle du Musikverein à Vienne (Autriche).

En Novembre 2024 elle participe à la première européenne de la compositrice Américaine Inti Figgis Vizueta, en collaborant avec l’Ensemble Connect du Carnegie Hall de New York. Elle retourne à New York en novembre 2025 pour jouer au Carnegie Hall avec Renaud Capuçon et Andres Orozco Estrada.

En mai 2025 elle est admise à l’Académie Jaroussky dans la classe d’Anne Gastinel afin de continuer à se perfectionner auprès de la violoncelliste et pédagogue française. Elle fonde aussi le festival de musique de chambre Accords en Valromey dont la première édition aura lieu en août 2026.

Elle joue sur un magnifique violoncelle Justin Derazey, généreusement prêté par Pierre Dreyfus et récemment restauré par l’Atelier Saumagne.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !