BIOGRAPHIE

Né en 1980, compositeur et clarinettiste, Yom explore depuis près de 20 ans les genres musicaux les plus hétéroclites. S’il s’est fait connaître en revisitant la musique juive traditionnelle, ses multiples projets l’ont conduit dans les univers du rock, de la musique électronique, de la musique classique et contemporaine, et autres formes plus inclassables. Tous ces voyages dessinent un chemin singulier, une approche artistique et un langage instrumental reconnaissables entre tous où s’expriment sa quête insatiable de spiritualité et de transcendance.

Après avoir porté de nombreux projets le rapprochant de la musique sacrée (Illuminations, Prière, Eternal Odyssey…), Yom sort le disque Célébration, en duo avec le pianiste Léo Jassef, album lumineux dévoilant une nouvelle facette de ses talents de compositeur.

Parallèlement, il poursuit ses rencontres avec d’autres disciplines scéniques : le théâtre et la danse : il compose les intermèdes de « l’objet symphonique et migratoire » Baby-Doll mis en scène par Marie-Ève Signeyrole, le propulsant sur les plus grandes scènes d’Europe aux côtés de divers orchestres symphoniques (Orchestre de Chambre de Paris, Deutsche Opera de Berlin, Orchestre National de Lyon, Fondation Gulbenkian de Lisbonne…).

Après le succès de la tournée Alone in The Light en duo avec le pianiste Léo Jassef, Yom poursuit sa quête de spiritualité et de transcendance dans un nouveau projet trio avec les frères Ceccaldi.

Construit comme une longue méditation, le concert se présente sous forme d’un set ininterrompu d’environ 70 minutes, où les compositions de Yom s’étirent pour atteindre une forme de transe, dans laquelle la ferveur virtuose de Théo et Valentin Ceccaldi trouve sa pleine expression.

Yom et ses complices se mettent en quête d’un territoire inexploré, se jouant de l’espace-temps autant que de notre perception du réel et de l’imaginaire. S’agit-il d’une épopée à travers des paysages infinis ou d’une plongée au cœur de nos univers intérieurs ?

Qu’importe : le silence s’accorde de toutes les dimensions. Et il y a là, dans cette expédition fragile vers le rythme du silence, autant de mythes et d’histoires à révéler que de présages et de promesses à accueillir.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !