QUATUOR MODIGLIANI

Violon, alto et violoncelle
Jérome Bonnet

BIOGRAPHIE

Basé à Paris, le Quatuor Modigliani célébrait son 20ᵉ anniversaire en 2023. Il est invité régulièrement dans les grandes salles à travers le monde comme dans les plus prestigieuses séries de quatuors à cordes et de musique de chambre.
En 2017, l’Elbphilharmonie de Hambourg leur a réservé l’honneur d’être le premier quatuor à cordes à se produire sur la grande scène de la salle nouvellement construite. Depuis 2020, le quatuor assure la direction artistique du festival « Vibre ! Quatuors à Bordeaux » et du renommé Concours international de quatuor à cordes ; il dirige également le Festival de Saint-Paul-de-Vence qu’il a fondé. Depuis 2023, le Quatuor Modigliani enseigne à Paris au sein de la première classe de quatuors à cordes initiée par l’École Normale de Musique Alfred Cortot.

Le Quatuor Modigliani enregistre pour le label Mirare depuis 2008 et compte à ce jour dans sa discographie 17 albums, tous récompensés. En 2024, sa dernière parution consacrée aux quatuors de Grieg et Smetana a reçu un accueil enthousiaste de la presse en France (Choc Classica 2024 et Diapason d’or de l’année). Le disque a figuré dans la convoitée « liste palmarès » du Prix allemand de la critique. En septembre 2025, le quatuor publie un nouvel opus consacré à Tchaïkovski avec le Quatuor n° 3 et le Sextuor « Souvenir de Florence », aux côtés d’Antoine Lederlin (violoncelle) et Hélène Clément (alto).

Le Quatuor Modigliani s’est toujours illustré par ses collaborations avec de prestigieux partenaires et cette saison les verra sur scène aux côtés de Clemens Hagen (violoncelle) et Veronika Hagen (alto), Lise Berthaud (alto), Jonathan Fournel (piano), Pablo Barragán (clarinette), Roman Borisov (piano) ou le comédien Denis Podalydès.

Au cours de la saison 2025/2026, le Quatuor Modigliani poursuit le plus grand défi que rencontre tout quatuor dans une carrière : enregistrer l’intégralité des 16 quatuors à cordes de Beethoven, dans le cadre d’un grand projet donnant à Beethoven sa place de fondateur d’un riche héritage qui se poursuit encore.

D’autres temps forts de cette nouvelle saison incluent le début d’une résidence de trois saisons à Radio France, une tournée en Amérique du Nord en novembre 2025 ainsi que des concerts à la Laeiszhalle de Hambourg, au Wigmore Hall de Londres, à la Philharmonie de Luxembourg ou au Concertgebouw d’Amsterdam.

Grâce à la générosité et au soutien de mécènes privés, le Quatuor Modigliani a la chance de jouer quatre instruments italiens exceptionnels :
– Amaury Coeytaux joue un violon de Stradivarius de 1715,
– Loïc Rio joue un violon de Giovanni Battista Guadagnini de 1780,
– Laurent Marfaing joue un alto de Luigi Mariani de 1660,
– François Kieffer joue un violoncelle de Matteo Goffriller de 1706.

Le Quatuor Modigliani se produira à nouveau à l’Auditorium de Radio France, dans le cadre de sa résidence, les 4 avril et 19 mai 2026.

Retour en haut
AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !