PHILIA TRIO

Violon, violoncelle et accordéon
Romain Thibaudat

BIOGRAPHIE

Le Trio voit le jour en 2018, sous l’impulsion de la violoncelliste Lisa Strauss et de l’accordéoniste Théo Ould, alors tous deux étudiants au Conservatoire de Paris. Après le succès de leur premier album Madness paru en 2022 chez le label du Festival d’Auvers-sur-Oise DiscAuvers, les deux musiciens sont rejoints par le violoniste Pierre Liscia-Beaurenaut, diplômé du Conservatoire de Lyon et de l’Université des Arts de Berlin. L’ensemble défend un répertoire éclectique, du baroque au contemporain, de Marin Marais à Arvo Pärt, le tout réuni dans l’alliage étonnant du violon, du violoncelle et de l’accordéon.

Théo Ould commence sa formation au Conservatoire de Marseille à 6 ans, fasciné par l’accordéon et les possibilités qu’il offrait. En 2018, alors qu’il est étudiant au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, il fonde avec Lisa Strauss le Philia Trio. ll lance la même année sa série de podcast ON/OFF pour parler du métier de musicien, du son et de l’interprétation. Il reçoit à cette occasion des artistes tels que Lucile Boulanger, Théotime Langlois de Swarte ou encore Erik Orsenna.

Après des études au CRR de Paris, Lisa Strauss intègre le Conservatoire de Paris dans la classe de Michel Strauss. Elle y obtient son master cinq ans plus tard, puis un Diplôme d’artiste au Conservatoire royal de La Haye. En 2017, Lisa Strauss intègre l’académie musicale Philippe Jaroussky. En 2020, elle rejoint la classe d’excellence de violoncelle de Gautier Capuçon à la Fondation Louis Vuitton, puis intègre sa Fondation en 2022. Elle sort son premier album avec le Philia Trio la même année (Disc Auvers) et enregistre un deuxième disque avec la pianiste Anastasia Rizikov (Warner Classics – Erato) paru en mai 2024.

Pierre Liscia-Beaurenaut a étudié à Lyon, Berlin, Vienne ainsi qu’à Madrid. Membre du Quatuor Métamorphoses et du Trio Philia, violon solo de l’ensemble les Forces Majeures, il se produit avec eux dans les hauts lieux de la musique classique européenne. Pierre est artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac ainsi qu’à la Chapelle Reine Elisabeth. Il est également journaliste pour le site Bachtrack et écrit régulièrement pour le compte du Festival de Verbier ou de la Belle Saison.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !