BIOGRAPHIE

Nouvelle étoile du piano mondial, Saehyun Kim fait l’unanimité depuis son apparition au Concours Long-Thibaud. Un toucher fulgurant, une maturité saisissante, une présence rare, une technique phénoménale et une intelligence musicale : Saehyun Kim bouleverse tout sur son passage et s’annonce d’ores et déjà comme l’une des grandes figures du piano de demain.

Né en 2007, le pianiste sud-coréen Saehyun Kim débute le piano dès son plus jeune âge. Il étudie d’abord à l’Académie de musique du Centre des arts de Séoul, puis à la Yewon School, auprès de Soojung Shin (professeure émérite à l’Université nationale de Séoul), et de Youngmi Choi. Très tôt remarqué pour son talent, il s’installe aux États-Unis pour poursuivre sa formation au sein du Walnut Hill School for the Arts et du New England Conservatory Preparatory School, dans la classe de Hae Sun Paik. Diplômé des deux établissements en 2024, il reçoit cette même année le prestigieux Arnold C. Taylor Award pour l’excellence académique et artistique, ainsi que le Piano Department Award du NEC Prep.

À la rentrée 2024, il intègre le double cursus Harvard / New England Conservatory, où il poursuit actuellement ses études auprès des professeurs Dang Thai Son et Hae Sun Paik. Il est également boursier de la Theo and Petra Lieven International Piano Foundation.

Lauréat de nombreux concours internationaux, Saehyun Kim attire l’attention de la scène musicale internationale à la veille de ses dix-huit ans, en remportant, en 2025, le Grand Prix du Concours international Long-Thibaud, ainsi que le Prix du Public, le Prix du Jury de la Presse et le Prix des Conservatoires de la Ville de Paris. Il s’y distingue par une performance exceptionnelle du Concerto n°3 de Rachmaninov.

Il s’était déjà distingué précédemment, en remportant le Premier Prix, le Prix du Public et le Prix du Jury Junior au Cleveland International Piano Competition for Young Artists, ainsi que le Premier Prix du Morningside Music Bridge International Concerto Competition, et le Deuxième Prix du Concours Tchaïkovski pour jeunes pianistes. Sa prestation à l’occasion du Concours Long-Thibaud est disponible sur Radio Classique et celle du Concours de Cleveland sur WQXR.

Saehyun Kim s’est produit sur les scènes du Jordan Hall (Boston), la Salle Cortot (Paris), l’Ehrbar Saal (Vienne), au Seoul Arts Center et au Yamaha Hall Ginza (Tokyo). En tant que soliste, il a partagé la scène avec l’Orchestre de la Garde républicaine, les orchestres symphoniques de Corée, de Canton ou de North Mississippi, ou les orchestres philharmoniques de Sendai et de l’Arkansas, sous la baguette de Bastien Stil, Steven Byess, David Loebel, Steven Karidoyanes, Chi-Yong Chung ou Ken Takaseki.

Il donne ses premiers récitals en 2023-2024 à l’International Keyboard Odyssiad & Festival de Fort Collins (Colorado), à l’IBK Chamber Hall du Seoul Arts Center et au Shinyoung Chamber Hall, en Corée du Sud.

En 2025, à la suite de son triomphe au Concours Long-Thibaud, Saehyun Kim acquiert une notoriété internationale. Il fait ses débuts sur les scènes de prestigieux festivals : Festival international de piano de La Roque d’Anthéron, Les Piano Folies du Touquet ou le Festival de la Sainte-Chapelle, et entreprend une tournée de récitals à travers la Corée du Sud. Il se produit notamment à la Fondation Louis Vuitton (retransmis sur Medici TV et Mezzo) et donne un concert télévisé à l’occasion du Concert de Paris du 14 juillet sur le Champ-de-Mars.

Durant la saison à venir, Saehyun Kim est l’invité des festivals de Radio France Montpellier, La Chaise-Dieu et Nohant. Il se produit en tournée de récitals notamment à La Haye et à Flagey à Bruxelles. Il partage la scène avec l’Orchestre philharmonique de Tokyo, le KBS Symphony Orchestra et l’Orchestre philharmonique de Radio France sous la direction de Myung-Whun Chung, l’Orchestre national symphonique de Lettonie dirigé par Andris Poga, l’Orchestre philharmonique de Marseille dirigé par David Molard Soriano ou l’Orchestre philharmonique de la Radio néerlandaise sous la baguette de Josep Pons.

Saehyun Kim a signé un contrat d’exclusivité avec Warner Classics. Son premier programme en solo, consacré à Fauré et Chopin, paraîtra au printemps 2026.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !