Wolfgang Von London

BIOGRAPHIE

Le baryton-basse britannique Iain Paterson est l’un des interprètes wagnériens les plus distingués de sa génération.

Au cours de la saison 2025/26, il revient à l’Opéra national de Paris dans le rôle de Wotan, où il achèvera le cycle du Ring avec Die Walküre et Siegfried. Il apparaîtra également en Orest dans Elektra à l’Opéra d’État de Bavière et reprendra une fois encore le rôle de Wotan dans Das Rheingold et Siegfried à la Deutsche Oper Berlin. D’autres engagements en concert le mèneront notamment à Radio France.

Son répertoire comprend des rôles majeurs tels que Wotan / le Voyageur, le Hollandais volant, Kurwenal, Amfortas (Parsifal), Jochanaan, Orest, Balstrode, ainsi que le Garde-forestier dans La Petite renarde rusée de Janáček.

Il se produit régulièrement sur les grandes scènes lyriques, notamment à l’Opéra d’État de Vienne, à l’Opéra d’État de Bavière, au Royal Opera House Covent Garden de Londres, à l’Opéra d’État de Berlin, à la Deutsche Oper Berlin, à l’Opéra national de Paris, au Lyric Opera of Chicago, au Houston Grand Opera et à l’English National Opera, où il a développé de nombreux rôles centraux de son répertoire. Son interprétation de Leontes lors de la création mondiale de The Winter’s Tale de Ryan Wigglesworth a démontré son exceptionnelle polyvalence artistique.

Paterson s’est produit à plusieurs reprises au Festival de Bayreuth, récemment comme Kurwenal (Tristan und Isolde) sous la direction de Christian Thielemann et comme Wotan (Das Rheingold) sous la direction de Marek Janowski. En concert, il a interprété la Symphonie n° 9 de Beethoven avec des orchestres tels que le London Symphony Orchestra, le Cleveland Orchestra, le Los Angeles Philharmonic et le BBC Philharmonic, ainsi que The Dream of Gerontius d’Elgar au Festival d’Édimbourg.

Il collabore régulièrement avec des chefs d’orchestre tels que Daniel Barenboim, Christian Thielemann, Sir Antonio Pappano, Sir Simon Rattle, Andris Nelsons, Edward Gardner et Vasily Petrenko. Iain Paterson a étudié le chant à la Royal Scottish Academy of Music and Drama auprès de Neilson Taylor.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !