BIOGRAPHIE

En 2019, à 22 ans, Alexandre Kantorow devient le premier pianiste français à remporter le premier prix du Concours Tchaïkovski, ainsi que le Grand Prix, distinction exceptionnelle attribuée seulement trois fois dans l’histoire du concours. Encensé par la critique, qui le décrit comme la « réincarnation de Liszt » (Fanfare), il accumule depuis les distinctions et se produit sur les scènes les plus renommées à travers le monde. En 2024, il entre à nouveau dans l’histoire en devenant non seulement le premier Français, mais aussi le plus jeune lauréat du Gilmore Artist Award, l’un des prix internationaux de piano les plus prestigieux, décerné tous les quatre ans.

Alexandre Kantorow se produit avec de nombreux chefs et orchestres parmi les plus renommés. Il collabore notamment avec Ivan Fischer, Yannick Nézet-Séguin, Antonio Pappano, Teodor Currentzis, Klaus Mäkelä, Valery Gergiev,John Eliot Gardiner, Manfred Honeckou encore Esa Pekka SalonenIl prend régulièrement part à des tournées internationales aux côtés d’orchestres tels que l’Orchestre Philharmonique de Berlin, l’Orchestre Philharmonique de New York, l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, le Royal Philharmonic Orchestra lors des BBC Proms à Londres ou encore le Budapest Festival Orchestra. Il tourne également avec l’Orchestre Métropolitain sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, l’Orchestre Utopia avec Teodor Currentzis, ainsi qu’avec l’Orchestre National de France et Cristian Măcelaru.

Parmi les temps forts de sa saison 2025/2026 figurent plusieurs tournées internationales de premier plan : au Japon avec l’Orchestre du Concertgebouw et Klaus Mäkelä, en Europe avec la Filarmonica della Scala sous la direction de Riccardo Chaillyet le London Philharmonic Orchestra avec Paavo Järvi, ainsi qu’en Asie avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France et Jaap van Zweden. Il se produit également aux États-Unis avec le Philharmonia Orchestra dirigé par Marin Alsop, et en Europe avec le Pittsburgh Symphony Orchestra. En parallèle, il présente un nouveau programme de récital dans les grandes salles d’Europe et d’Amérique du Nord, fait ses débuts avec les orchestres symphoniques de San Francisco et de la Radio Bavaroise, et retrouve l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam.

En récital, Alexandre Kantorow se produit dans les plus grandes salles internationales, notamment au Concertgebouw d’Amsterdam dans la série Master Pianists, au Konzerthaus de Vienne, à la Philharmonie de Paris, au Bozar de Bruxelles, au Queen Elizabeth Hall et au Wigmore Hall de Londres, ou encore au Suntory Hall de Tokyo. Il est également présent dans les festivals les plus renommés, parmi lesquels La Roque d’Anthéron, le Ravinia Festival, le Festival de Verbier et le Klavier-Festival Ruhr.

La musique de chambre est également un de ses grands plaisirs qu’il partage notamment avec Liya Petrova et Aurélien Pascal étant co-directeur artistique de la Musikfestet des «Rencontres Musicales de Nîmes»à leurs côtés et du festival Pianopolis d’Angers.

Alexandre Kantorow enregistre en exclusivité pour le label BIS. Ses enregistrements sont salués par la critique internationale et distingués par de nombreuses récompenses dont le Gramophone’s Piano Award 2025 pour son album Brahms et Schubert.

En 2024, il est fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite par le Président de la République, après avoir déjà été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture. En juillet de la même année, il interprète Jeux d’eau de Ravel lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris.

Alexandre Kantorow a étudié avec Pierre-Alain Volondat, IgorLazko, Frank Braley et Rena Shereshevskaya.

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !