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jeudi 15 juillet 2021

Sophie Karthäuser soprano
Cédric Tiberghien piano

Lieder et Mélodies

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© Shirley Suarez
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FRANZ SCHUBERT  1797–1828
Ganymed D 544
Poème Johann Wolfgang von Goethe

Im Frühling D 882
Poème Ernst Schulze

Mignons Gesang : Nur wer die Sehnsucht kennt D 877 n°4
Poème Johann Wolfgang von Goethe

Die Forelle D 550
Poème Christian Friedrich Daniel Schubart

CLARA SCHUMANN 1819–1896
Romance pour piano op.21 n°1

ROBERT SCHUMANN 1810–1856
Liederkreis op. 39
In der Fremde
Intermezzo
Waldesgespräch
Die Stille
Mondnacht
Schöne Fremde
Auf einer Burg
In der Fremde
Wehmut
Zwielicht
Im Walde
Frühlingsnacht
Poème Joseph von Eichendorff

GABRIEL FAURÉ 1845–1924
Nocturne pour piano n°8 op.84

Cinq Mélodies de Venise op. 58
Mandoline
En Sourdine
Green
À Clymène
C’est l’extase
Poèmes Paul Verlaine

« Un petit bestiaire »

GABRIEL FAURÉ 1845–1924
Le Papillon et la fleur op. 1 n°1
Poème Victor Hugo

DÉODAT SÉVERAC 1872–1921
Les Hiboux
Poème Charles Baudelaire

MAURICE RAVEL 1875–1937
Le Paon
Poème Jules Renard

CAMILLE SAINT-SAËNS 1835–1922
La Cigale et la fourmi
Poème Jean de La Fontaine

Sophie Karthäuser soprano
Cédric Tiberghien piano

CHANSON, MÉLODIE, LIED
Tout commence par la chanson, populaire, traditionnelle, celle qu’on fredonne de génération en génération, dans le village, la région natale. Les troubadours, les poètes s’en mêlent, à la ville et à la Cour, Mozart, puis Beethoven inventent le Lied, la mélodie allemande pour voix accompagnée par un clavier. Au XIXème siècle, le genre va connaître une efflorescence exponentielle, en terres germaniques surtout. Schubert, mort à 31 ans ( !)
dépasse les 600 Lieder, Schumann près de 250, pour n’évoquer que les compositeurs au programme de ce récital.

Les Français ne sont pas en reste : tous les compositeurs de Berlioz à Messiaen jusqu’à nos jours, donnent au genre de la mélodie des bouquets de chefs‑d’œuvre. Gainsbourg disait que la chanson était un art mineur – lui-même a prouvé le contraire. Les Lieder, les mélodies choisis par Sophie Karthäuser et Cédric Tiberghien attestent que les génies mêlés du compositeur et du poète livrent leur quintessence dans ces œuvres brèves, mémorables comme des chansons.

SCHUBERT
Ce récital s’ouvre par quatre des Lieder les plus populaires de Schubert.
Ganymède (1817) sur un poème de Goethe évoque, dans la mythologie grecque, les amours du jeune mortel, échanson des dieux, avec Zeus. Im Frühling (Au printemps) date de 1826 et fait partie d’une série de douze mélodies composées sur des textes du poète autrichien aujourd’hui oublié Ernst Schulze (1789–1817).
Goethe a mis au centre de ses Années d’apprentissage de Wilhelm Meister un personnage énigmatique, Mignon, qui a inspiré à Schubert plusieurs mélodies, dont cette complainte (Seul celui qui connaît le désir peut savoir ce que je souffre ). Quant à La Truite, sur un poème de Schubart (1739–1791), elle est devenue la pièce la plus populaire de son auteur, qui en a repris le thème dans son quintette avec piano, qui a connu plusieurs avatars jusqu’à la parodie qu’en a faite Francis Blanche !

LES SCHUMANN
On n’imagine pas la célébrité qui était celle de la jeune virtuose Clara Wieck, devenue Madame Schumann malgré l’opposition de son père. La pianiste compositrice a été éclipsée par la postérité au profit de son mari.
Robert Schumann confie l’essentiel de son œuvre au piano, mais il construit aussi un répertoire généreux pour la voix et le Lied. Son œuvre la plus emblématique est L’amour et la vie d’une femme. C’est un autre cycle, peut-être plus intime, son Liederkreis, une série de douze mélodies sur des poèmes de Joseph von Eichendorff (1788–1857), écrite en 1840, que Sophie Karthäuser a choisie au cœur de son récital.

FAURÉ
Fauré (1845–1924) compose pour le piano tout au long de sa vie créatrice. Parmi ses treize Nocturnes, le Huitième date de 1902, c’est la dernière d’une série de huit pièces brèves.
En mai 1891, Fauré séjourne à Venise, au palais Volkoff chez la future princesse de Polignac, Winaretta Singer. Il y entame la composition de cinq mélodies qui sont autant de chefs‑d’œuvre sur des poèmes de Verlaine : Mandoline, En sourdine et À Clymène (tirés de Fêtes galantes) Green et C’est l’extase (tirés de Romances sans paroles). A son retour à Paris en septembre, Fauré écrit à Winaretta Singer qu’il a conçu ces cinq mélodies comme un cycle, la dernière « C’est l’extase » récapitulant des thèmes présents dans les quatre premières.

LE BESTIAIRE EN CHANSONS
Sophie Karthäuser et Cédric Tiberghien achèvent leur récital par un bouquet de quatre mélodies – Fauré, Séverac, Ravel et Saint-Saëns – où surgissent, tour à tour, un papillon, une cigale, une fourmi, un paon ou des hiboux, nés de l’imagination de Victor Hugo, Baudelaire, La Fontaine ou Jules Renard. Rien de moins !

Jean-Pierre Rousseau

Sophie Karthäuser soprano
Cédric Tiberghien piano

Lieder et Mélodies

1h

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FRANZ SCHUBERT  1797–1828
Ganymed D 544
Poème Johann Wolfgang von Goethe

Im Frühling D 882
Poème Ernst Schulze

Mignons Gesang : Nur wer die Sehnsucht kennt D 877 n°4
Poème Johann Wolfgang von Goethe

Die Forelle D 550
Poème Christian Friedrich Daniel Schubart

CLARA SCHUMANN 1819–1896
Romance pour piano op.21 n°1

ROBERT SCHUMANN 1810–1856
Liederkreis op. 39
In der Fremde
Intermezzo
Waldesgespräch
Die Stille
Mondnacht
Schöne Fremde
Auf einer Burg
In der Fremde
Wehmut
Zwielicht
Im Walde
Frühlingsnacht
Poème Joseph von Eichendorff

GABRIEL FAURÉ 1845–1924
Nocturne pour piano n°8 op.84

Cinq Mélodies de Venise op. 58
Mandoline
En Sourdine
Green
À Clymène
C’est l’extase
Poèmes Paul Verlaine

« Un petit bestiaire »

GABRIEL FAURÉ 1845–1924
Le Papillon et la fleur op. 1 n°1
Poème Victor Hugo

DÉODAT SÉVERAC 1872–1921
Les Hiboux
Poème Charles Baudelaire

MAURICE RAVEL 1875–1937
Le Paon
Poème Jules Renard

CAMILLE SAINT-SAËNS 1835–1922
La Cigale et la fourmi
Poème Jean de La Fontaine

Sophie Karthäuser soprano
Cédric Tiberghien piano

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CHANSON, MÉLODIE, LIED
Tout commence par la chanson, populaire, traditionnelle, celle qu’on fredonne de génération en génération, dans le village, la région natale. Les troubadours, les poètes s’en mêlent, à la ville et à la Cour, Mozart, puis Beethoven inventent le Lied, la mélodie allemande pour voix accompagnée par un clavier. Au XIXème siècle, le genre va connaître une efflorescence exponentielle, en terres germaniques surtout. Schubert, mort à 31 ans ( !)
dépasse les 600 Lieder, Schumann près de 250, pour n’évoquer que les compositeurs au programme de ce récital.

Les Français ne sont pas en reste : tous les compositeurs de Berlioz à Messiaen jusqu’à nos jours, donnent au genre de la mélodie des bouquets de chefs‑d’œuvre. Gainsbourg disait que la chanson était un art mineur – lui-même a prouvé le contraire. Les Lieder, les mélodies choisis par Sophie Karthäuser et Cédric Tiberghien attestent que les génies mêlés du compositeur et du poète livrent leur quintessence dans ces œuvres brèves, mémorables comme des chansons.

SCHUBERT
Ce récital s’ouvre par quatre des Lieder les plus populaires de Schubert.
Ganymède (1817) sur un poème de Goethe évoque, dans la mythologie grecque, les amours du jeune mortel, échanson des dieux, avec Zeus. Im Frühling (Au printemps) date de 1826 et fait partie d’une série de douze mélodies composées sur des textes du poète autrichien aujourd’hui oublié Ernst Schulze (1789–1817).
Goethe a mis au centre de ses Années d’apprentissage de Wilhelm Meister un personnage énigmatique, Mignon, qui a inspiré à Schubert plusieurs mélodies, dont cette complainte (Seul celui qui connaît le désir peut savoir ce que je souffre ). Quant à La Truite, sur un poème de Schubart (1739–1791), elle est devenue la pièce la plus populaire de son auteur, qui en a repris le thème dans son quintette avec piano, qui a connu plusieurs avatars jusqu’à la parodie qu’en a faite Francis Blanche !

LES SCHUMANN
On n’imagine pas la célébrité qui était celle de la jeune virtuose Clara Wieck, devenue Madame Schumann malgré l’opposition de son père. La pianiste compositrice a été éclipsée par la postérité au profit de son mari.
Robert Schumann confie l’essentiel de son œuvre au piano, mais il construit aussi un répertoire généreux pour la voix et le Lied. Son œuvre la plus emblématique est L’amour et la vie d’une femme. C’est un autre cycle, peut-être plus intime, son Liederkreis, une série de douze mélodies sur des poèmes de Joseph von Eichendorff (1788–1857), écrite en 1840, que Sophie Karthäuser a choisie au cœur de son récital.

FAURÉ
Fauré (1845–1924) compose pour le piano tout au long de sa vie créatrice. Parmi ses treize Nocturnes, le Huitième date de 1902, c’est la dernière d’une série de huit pièces brèves.
En mai 1891, Fauré séjourne à Venise, au palais Volkoff chez la future princesse de Polignac, Winaretta Singer. Il y entame la composition de cinq mélodies qui sont autant de chefs‑d’œuvre sur des poèmes de Verlaine : Mandoline, En sourdine et À Clymène (tirés de Fêtes galantes) Green et C’est l’extase (tirés de Romances sans paroles). A son retour à Paris en septembre, Fauré écrit à Winaretta Singer qu’il a conçu ces cinq mélodies comme un cycle, la dernière « C’est l’extase » récapitulant des thèmes présents dans les quatre premières.

LE BESTIAIRE EN CHANSONS
Sophie Karthäuser et Cédric Tiberghien achèvent leur récital par un bouquet de quatre mélodies – Fauré, Séverac, Ravel et Saint-Saëns – où surgissent, tour à tour, un papillon, une cigale, une fourmi, un paon ou des hiboux, nés de l’imagination de Victor Hugo, Baudelaire, La Fontaine ou Jules Renard. Rien de moins !

Jean-Pierre Rousseau

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Concert organisé dans le cadre  du Festival Radio France Occitanie Montpellier

Plus d'infos sur https://lefestival.eu/

Infos et Réservation

jeudi 15 juillet 2021
à 18:00
Durée du concert : env. 1h

Le Corum - Salle Pasteur
Esplanade Charles De Gaulle BP 2200

Accès libre avec le passe Festival - Réservation obligatoire

Réservation à partir du 1er juillet

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