vendredi 16 juillet 2021

Renaud Capuçon violon
Michel Dalberto
piano

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© William Beaucardet / Luc Jennepin
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GABRIEL FAURÉ
1845–1924
Sonate pour violon et piano n°1 en la Majeur op. 13

EDWARD ELGAR 1857–1934
Sonate pour violon et piano en mi mineur op. 82

RICHARD STRAUSS 1864–1949
Sonate pour violon et piano en mi bémol Majeur op. 18

Renaud Capuçon violon
Michel Dalberto piano

Ce concert est dédié à la mémoire de Fabienne Bellod, coordinatrice de production à Radio France 

Concert diffusé en direct sur France Musique
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Renaud Capuçon et Michel Dalberto aiment défendre des œuvres injustement négligées, comme la Sonate n° 1 de Fauré qu’ils ont enregistrée il y a un peu plus de dix ans. Ils lui associent ce soir des œuvres de Strauss et d’Elgar plus rares encore au concert.

Le programme nous invite à voyager dans l’Europe postromantique, entre 1875 et 1918. De la France de Gabriel Fauré à l’Angleterre d’Edward Elgar en passant par l’Allemagne de Richard Strauss, ces sonates pour violon et piano éclairent de surcroît les trajectoires de leurs auteurs : si Strauss et Fauré composent leur partition au début de leur carrière avec toute la fougue de la jeunesse, c’est en revanche un Elgar sexagénaire qui achève sa sonate sur les ruines fumantes de la Grande Guerre.

La Sonate pour violon et piano n° 1 (1875–76) est la première partition de musique de chambre que Fauré inscrit à son catalogue. Marqué par les virtuoses entendus en concert, comme Pablo de Sarasate ou Henri Vieuxtemps, il a surtout bénéficié des conseils du violoniste belge Hubert Léonard pendant la période de composition. Accordant une importance égale aux deux instruments, il commence par un Allegro passionné, mais dont l’écriture reste claire, et poursuit avec un Andante bercé par un rythme de barcarolle.
Lors de la création de l’œuvre, le 27 janvier 1877 à Paris, par Marie Tayau et le compositeur au piano, le public bisse le Scherzo vif-argent, émaillé d’accents à contretemps.
Le Finale, fluide et brillant, contient lui aussi des déhanchements rythmiques inattendus. Accueillie avec enthousiasme lors de sa première audition, la sonate constitue de surcroît un jalon important dans l’histoire de la musique de chambre française, en plein développement dans les années 1870.

En 1887, Elgar avait amorcé une sonate pour violon et piano, laissée inachevée. Ce n’est que trente ans plus tard qu’il revient à cet effectif instrumental. Meurtri par la Première Guerre mondiale, souvent malade, il s’est retiré dans son cottage de Brinkwells, dans le Sussex. La réception d’un piano, au mois d’août 1918, stimule sa créativité.
Il compose la Sonate pour violon et piano en mi mineur, un quatuor à cordes et un quintette avec piano qui seront ses dernières œuvres de musique de chambre. Le premier mouvement de la sonate alterne entre des passages impétueux et des épisodes rêveurs, parfois teintés de mélancolie. Dans l’Andante, deux parties au caractère improvisé encadrent une section où le violon déploie une mélodie intensément lyrique. Cette mélodie reparaît au centre du finale, combinée à une citation des Variations « Enigma » pour orchestre : par ce geste, Elgar rend hommage à Marie Joshua, l’amie à laquelle il souhaitait dédier sa sonate mais décédée avant la fin de sa composition.

Strauss compose son unique sonate pour violon et piano en 1887, à l’âge de vingt-trois ans. Comme dans ses autres partitions instrumentales des années 1880, il assimile la tradition héritée de Brahms. Il montre aussi son goût pour les contrastes et les rapides changements de climat qui seront un atout de taille dans ses œuvres théâtrales. La profusion d’idées, notamment dans les deux mouvements rapides, dénote son talent pour la caractérisation dramatique, tandis que les amples sonorités du piano laissent deviner la tentation de l’orchestre.
Il n’est peut-être pas fortuit que la « fanfare » qui ouvre l’Allegro du finale ressemble au thème principal du poème symphonique Don Juan, composé l’année suivante. Dans le mouvement central (qui ne sonne pas si « improvisé » que cela, en dépit de son intitulé), la belle mélodie cantabile du violon se nourrit de l’expérience acquise dans le domaine du lied et laisse augurer les succès à venir sur la scène lyrique.

Hélène Cao

« FDI Groupe est un acteur majeur de l’immobilier en Région qui exerce à travers ses filiales des compétences liées à l’immobilier d’habitat et à l’immobilier commercial.

Sans culture, pas de lien social. C’est avec cette conviction que FDI Groupe s’implique dans la vie culturelle locale et participe depuis de nombreuses années au rayonnement culturel de son territoire. C’est dans cet esprit que FDI Groupe encourage l’ouverture aux nouveaux talents et le rayonnement de la musique auprès du plus grand nombre en soutenant le Festival Radio France depuis 1991”

Concert à la réécoute :

Avec le soutien de FDI

Infos et Réservation

vendredi 16 juillet 2021
à 20:00
Durée du concert : env. 2h

Le Corum - Opéra Berlioz
Esplanade Charles de Gaulle

25€ / 50€ Carré Or

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Renaud Capuçon violon
Michel Dalberto
piano

2h

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GABRIEL FAURÉ
1845–1924
Sonate pour violon et piano n°1 en la Majeur op. 13

EDWARD ELGAR 1857–1934
Sonate pour violon et piano en mi mineur op. 82

RICHARD STRAUSS 1864–1949
Sonate pour violon et piano en mi bémol Majeur op. 18

Renaud Capuçon violon
Michel Dalberto piano

Ce concert est dédié à la mémoire de Fabienne Bellod, coordinatrice de production à Radio France 

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Renaud Capuçon et Michel Dalberto aiment défendre des œuvres injustement négligées, comme la Sonate n° 1 de Fauré qu’ils ont enregistrée il y a un peu plus de dix ans. Ils lui associent ce soir des œuvres de Strauss et d’Elgar plus rares encore au concert.

Le programme nous invite à voyager dans l’Europe postromantique, entre 1875 et 1918. De la France de Gabriel Fauré à l’Angleterre d’Edward Elgar en passant par l’Allemagne de Richard Strauss, ces sonates pour violon et piano éclairent de surcroît les trajectoires de leurs auteurs : si Strauss et Fauré composent leur partition au début de leur carrière avec toute la fougue de la jeunesse, c’est en revanche un Elgar sexagénaire qui achève sa sonate sur les ruines fumantes de la Grande Guerre.

La Sonate pour violon et piano n° 1 (1875–76) est la première partition de musique de chambre que Fauré inscrit à son catalogue. Marqué par les virtuoses entendus en concert, comme Pablo de Sarasate ou Henri Vieuxtemps, il a surtout bénéficié des conseils du violoniste belge Hubert Léonard pendant la période de composition. Accordant une importance égale aux deux instruments, il commence par un Allegro passionné, mais dont l’écriture reste claire, et poursuit avec un Andante bercé par un rythme de barcarolle.
Lors de la création de l’œuvre, le 27 janvier 1877 à Paris, par Marie Tayau et le compositeur au piano, le public bisse le Scherzo vif-argent, émaillé d’accents à contretemps.
Le Finale, fluide et brillant, contient lui aussi des déhanchements rythmiques inattendus. Accueillie avec enthousiasme lors de sa première audition, la sonate constitue de surcroît un jalon important dans l’histoire de la musique de chambre française, en plein développement dans les années 1870.

En 1887, Elgar avait amorcé une sonate pour violon et piano, laissée inachevée. Ce n’est que trente ans plus tard qu’il revient à cet effectif instrumental. Meurtri par la Première Guerre mondiale, souvent malade, il s’est retiré dans son cottage de Brinkwells, dans le Sussex. La réception d’un piano, au mois d’août 1918, stimule sa créativité.
Il compose la Sonate pour violon et piano en mi mineur, un quatuor à cordes et un quintette avec piano qui seront ses dernières œuvres de musique de chambre. Le premier mouvement de la sonate alterne entre des passages impétueux et des épisodes rêveurs, parfois teintés de mélancolie. Dans l’Andante, deux parties au caractère improvisé encadrent une section où le violon déploie une mélodie intensément lyrique. Cette mélodie reparaît au centre du finale, combinée à une citation des Variations « Enigma » pour orchestre : par ce geste, Elgar rend hommage à Marie Joshua, l’amie à laquelle il souhaitait dédier sa sonate mais décédée avant la fin de sa composition.

Strauss compose son unique sonate pour violon et piano en 1887, à l’âge de vingt-trois ans. Comme dans ses autres partitions instrumentales des années 1880, il assimile la tradition héritée de Brahms. Il montre aussi son goût pour les contrastes et les rapides changements de climat qui seront un atout de taille dans ses œuvres théâtrales. La profusion d’idées, notamment dans les deux mouvements rapides, dénote son talent pour la caractérisation dramatique, tandis que les amples sonorités du piano laissent deviner la tentation de l’orchestre.
Il n’est peut-être pas fortuit que la « fanfare » qui ouvre l’Allegro du finale ressemble au thème principal du poème symphonique Don Juan, composé l’année suivante. Dans le mouvement central (qui ne sonne pas si « improvisé » que cela, en dépit de son intitulé), la belle mélodie cantabile du violon se nourrit de l’expérience acquise dans le domaine du lied et laisse augurer les succès à venir sur la scène lyrique.

Hélène Cao

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Avec le soutien de FDI

« FDI Groupe est un acteur majeur de l’immobilier en Région qui exerce à travers ses filiales des compétences liées à l’immobilier d’habitat et à l’immobilier commercial.

Sans culture, pas de lien social. C’est avec cette conviction que FDI Groupe s’implique dans la vie culturelle locale et participe depuis de nombreuses années au rayonnement culturel de son territoire. C’est dans cet esprit que FDI Groupe encourage l’ouverture aux nouveaux talents et le rayonnement de la musique auprès du plus grand nombre en soutenant le Festival Radio France depuis 1991”

Concert à la réécoute :

Concert organisé dans le cadre  du Festival Radio France Occitanie Montpellier

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