TABLEAUX SONORES 1/3

dimanche 14 juillet 2024
à 15:00
15€ (entrée du musée inclue)
© Musée Fabre — Montpellier 3M

THIERRY DE MEY né en 1956
Musique de tables8′

ANTONÍN DVOŘÁK 1841–1904
Quintette à cordes n°2 op.77 - 7′
2e mouvement : Scherzo. Allegro vivace

GERMAINE TAILLEFERRE 1892–1983
Quatuor à cordes - 7′
3e mouvement : Final. Vif

DARIUS MILHAUD 1892–1974
Quatuor à cordes n°1 op. 5 - 5′
1er mouvement : Rythmique

La Cheminée du Roi René, suite pour quintette à vents op. 205 - 13′
Cortège
Aubade
Jongleurs
La Moussinglade
Joutes sur l’Arc
Chasse à Valabre
Madrigal nocturne

Solistes de l’Académie d’Orchestre de l’Orchestre Philharmonique de Radio France

 

Du 28 juin au 13 octobre 2024, le musée Fabre consacre une exposition à Jean Hugo (1894–1984) baptisée « Le Regard magique », qu’étoffent deux autres expositions, au musée Paul-Valéry de Sète et au musée Médard à Lunel. Loin du fauvisme, Jean Hugo reprend à son compte l’héritage des primitifs italiens et flamands, et tire également les leçons du cubisme, de Poussin, de Corot, de Cézanne et du Douanier Rousseau. Une sensibilité qui trouve son pendant musical au sein de trois concerts donnés au musée le 14 juillet. Les musiciens de l’Académie de l’Orchestre philharmonique de Radio France ont ainsi imaginé un programme qui s’inspire de ce qu’on a pu appeler le « classicisme ingénu » de Jean Hugo, un style où entre une part de fausse ingénuité qui est en réalité une quête de vraie simplicité.

On retrouve la même fantaisie mâtinée de candeur, qui caractérise la peinture de Jean Hugo, chez les musiciens du Groupe des Six dont trois sont présents dans ces programmes de musique de chambre. On pourra entendre ainsi des pages pour quatuor à cordes composées par Darius Milhaud et Germaine Tailleferre. À 15h, La Cheminée du roi René nous rappellera que Milhaud était aussi un musicien du soleil et que le Midi se situait au cœur de son inspiration. Quant à la Musique de tables de Thierry de Mey, elle nous emmène dans le séduisant vertige des percussions.

Si Tailleferre et Milhaud incarnent une certaine fantaisie française, mélange de gourmandise et de naïveté feinte qui se trouve aussi chez Jean Hugo, si la percussion selon Thierry de Mey est un art de la voltige, n’oublions pas que les liens qu’il est possible de trouver entre peinture et musique instrumentale ignorent les frontières de temps et d’espace. D’où la présence de Dvořák dans ces programmes, dont le scherzo du Deuxième Quintette à cordes est un joli moment de malice et de jeu sur les timbres. Des combinaisons idéales pour méditer sur les rapports qu’entretiennent les sons et les couleurs.

Avec le soutien de la Caisse des Dépôts, mécène principal de L’Académie d’Orchestre

Les Artistes

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