Emmanuel Krivine à la tête de l’Orchestre National de France et l’orchestration éblouissante de La petite sirène

La Petite Sirène

Montpellier
34
Le Corum
Opéra Berlioz
20:00

CHANGEMENT DE PROGRAMME

La violoniste Vilde Frang qui devait jouer avec le violoncelliste Nicolas Altstaedt le Double Concerto de Brahms ce vendredi 19 juillet s'est blessée à la main gauche et n'est donc pas en mesure de participer à ce concert.

Emmanuel Krivine et Nicolas Altstaedt, en accord avec la direction du Festival, ont proposé de remplacer le Double concerto de Brahms par le Concerto pour violoncelle de Robert SCHUMANN, l'un des chefs-d'oeuvre de la musique romantique pour violoncelle.

La seconde partie du concert est inchangée : Emmanuel Krivine et l'Orchestre National de France donneront la magnifique "fantaisie symphonique" de ZEMLINSKY, Die Seejungfrau (La petite sirène) inspirée du conte éponyme d'Andersen.

Difficile d'exister quand on a pour contemporains des géants comme Mahler, Richard Strauss ou Schoenberg, le beau-frère ! C’est le destin d’Alexander von Zemlinsky (1871-1942). Pourtant les chefs-d’œuvre ne manquent pas : Die Seejungfrau (La Petite Sirène), poème symphonique de 1905, convoque, en trois mouvements, l'orchestre le plus scintillant, les mélodies les plus intensément sensuelles. En 2000, Emmanuel Krivine faisait découvrir l'œuvre au public du Festival. Il en donne aujourd'hui la version définitive.



Un conte musical
La création de la « fantaisie symphonique » Die Seejungfrau de Zemlinsky a eu lieu lors du même concert que celle du Pelléas et Mélisande de Schoenberg, le 26 janvier 1905 à Vienne, dans le cadre de la Vereinigung schaffender Tonkünstler (Association des musiciens créateurs). Comme la pièce de Schoenberg, celle de Zemlinsky semble mettre en œuvre un projet créateur original : synthétiser l’esprit de la musique à programme (le poème symphonique) et celui de la musique pure. L’introduction de l’œuvre peut aisément évoquer, par la richesse de l’orchestre et une écriture par strates sonores,  le monde marin qui est celui du conte d’Andersen et un certain nombre des épisodes suivants sont également identifiables, par exemple la tempête et le sauvetage du prince par la sirène dans le premier mouvement. Mais Zemlinsky, s’écartant quelque peu du principe d’un récit en musique, se livre plutôt à la peinture à large traits d’atmosphères caractérisées pour cette partition de type tout à la fois impressionniste, par son orchestration, et marquée par le monde de Rimsky-Korsakov ou de Mahler.

De même que pour l’opéra de Zemlinsky Der Zwerg (Le Nain), d’après Oscar Wilde, on peut interpréter l’intérêt du compositeur pour la thématique de l’amour refusé, qui est celle du conte d’Andersen, en relation avec la vie du musicien, évincé par Mahler dans son amour pour Alma Schindler… Le manuscrit de La Petite sirène sera perdu pour plusieurs décennies, à  l’exception du premier mouvement. Il faudra attendre les années 1980 pour que la partition soit intégralement reconstituée,  recréée en 1984 et depuis régulièrement interprétée au concert.

Hélène Pierrakos




Sncf

 

Audio et vidéo

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