les éditos

Michel Orier © Luc Jennepin

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.
Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure symphonique.
Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiemment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.
La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au cœur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.
Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au cœur d’un immense été, ici, à Montpellier !

Michel Orier
Directeur du Festival

Michaël Delafosse © D.R

ENSEMBLE, GRÂCE À LA MUSIQUE

La Ville et la Métropole se tiennent aux côtés des artistes, des lieux et des festivals et inventent un territoire d’hospitalité et de diversité.
L’art et la culture sont nos biens communs. Ils sont un vecteur d’unité et d’émancipation.
Cette année encore, le Festival Radio France Occitanie Montpellier accompagne avec force cette ambition. Du 5 au 18 juillet prochain, notre territoire devient une vaste scène proposant grands moments classiques et découvertes audacieuses.
En ouverture, le dimanche 5 juillet sur la Place de l’Europe, l’Orchestre National de Montpellier, dirigé par l’inspirée Chloé Dufresne, nous rassemblera toutes et tous lors d’un grand moment populaire dédié aux musiques de films qui ont nourri nos imaginaires.

Suivront des soirées d’exception : Iván Fischer et Renaud Capuçon interprèteront Brahms et Schumann, la Symphonie Pastorale de Beethoven sera donnée par Les Siècles, nous serons invités à découvrir Didon et Énée de Purcell en version scénique, ou encore Tristan et Isolde de Wagner avec le Philharmonique de Radio France : le meilleur, offert au plus grand nombre.
D’une infinie diversité, la programmation s’ouvre comme chaque année à la musique de chambre, mais aussi au jazz avec Charles Lloyd et Snarky Puppy dans le bel écrin de l’Amphithéâtre d’O ; elle vous invite à la découverte de jeunes talents à midi et à parcourir les 30 communes de la Métropole pour assister à des concerts gratuits.
Le Kiosque Bosc, presque centenaire et fraîchement rénové, accueillera d’autres rendez-vous musicaux dans l’espace public.

Durant quinze jours, Montpellier devient capitale de la musique et attire les mélomanes de l’Europe entière. S’adressant à tous les publics, ouvert à toutes les influences, tous les imaginaires, le festival maintient l’humain au centre.
Soyons nombreux dès ce 5 juillet et tout au long du festival, en sachant profiter de cette chance qui nous est offerte : être ensemble, et partager des moments de grâce et de beauté.

Michaël Delafosse,
Maire de Montpellier,
Président de Montpellier Méditerranée Métropole

Sibyle Veil © Thomas Gogny

L’EXPRESSION DES PASSIONS

Depuis plus de quarante ans, le Festival Radio France Occitanie Montpellier occupe une place singulière dans le paysage musical français.
Singulière par son ambition artistique, par son ancrage territorial, par le lien étroit qu’il tisse entre création, patrimoine et partage avec tous les publics.

La 41e édition, qui se tiendra du 5 au 18 juillet 2026, s’inscrit pleinement dans cette histoire, tout en affirmant avec clarté le projet du Nouveau Festival Radio France Occitanie Montpellier.
Consacrée au romantisme, cette édition explore un moment fondateur de notre histoire musicale, où l’expression des passions, la liberté des formes et l’intensité du langage artistique ont profondément renouvelé notre rapport à la musique. De Wagner à Brahms, de Schumann à Tchaïkovski, ce fil romantique irrigue une programmation exigeante et généreuse, dont l’un des temps forts sera Tristan et Isolde de Richard Wagner, donné en version de concert à l’Opéra Berlioz, avec l’Orchestre philharmonique de Radio France et le Choeur d’hommes de Radio France, sous la direction de Jaap van Zweden.

Radio France sera encore au coeur du festival : ses formations musicales, ses antennes – France Musique, France Culture, Fip, Ici – et ses équipes y sont pleinement engagées, aux côtés de l’Orchestre national de Montpellier et de partenaires artistiques prestigieux. Ensemble, ils donnent vie à une programmation qui célèbre la diversité des esthétiques, du grand répertoire aux musiques d’aujourd’hui, du classique au jazz et aux formes plus hybrides.

Fidèle à sa vocation de service public, le festival affirme enfin un lien fort avec le territoire : concerts en accès libre, présence dans toute la métropole, lieux emblématiques ou inattendus, attention portée à l’accessibilité et à la rencontre avec tous les publics.
À Montpellier comme en Occitanie, la musique se partage, se vit et se transmet.
Cette exigence artistique, ce dialogue entre Radio France, les artistes, les partenaires publics et les publics eux-mêmes, font la force et la singularité de ce festival. Ils en sont, plus que jamais, la promesse.

Sibyle Veil,
Présidente-directrice générale de Radio France

Carole Delga © Ferrer Fabien

LA QUALITÉ ET L’AUDACE

Chaque été, le Festival Radio France Occitanie Montpellier transforme notre région en un vaste espace de rencontres musicales.
Bien plus qu’un rendez-vous culturel, il est devenu au fil des ans un temps fort emblématique de la vie artistique en Occitanie, où se croisent les styles, les générations et les publics autour d’une même exigence : la qualité et l’audace.
Porté par une programmation foisonnante, le festival invite cette année encore à explorer toute la richesse de la création musicale, du répertoire classique aux formes les plus contemporaines, en passant par le jazz et les musiques hybrides. De Montpellier aux territoires qui l’entourent, jusqu’aux rives de la Méditerranée, il tisse depuis maintenant de nombreuses années un lien fort entre les artistes et les habitants de ce territoire.
La place accordée à la gratuité, à la jeunesse et à la découverte illustre une conviction profonde qui fonde la politique culturelle que je porte : la culture est un bien commun que nous devons rendre accessible à tous. En soutenant ce festival, la région Occitanie réaffirme ainsi son engagement pour cette culture que nous voulons ouverte et exigeante, qui favorise l’émergence de nouveaux talents tout en valorisant les grandes figures de la scène musicale.
Avec plus de mille festivals répartis sur l’ensemble de son territoire, l’Occitanie est l’une des régions les plus dynamiques de France en matière de création et de diffusion artistiques. Cette vitalité repose sur l’engagement remarquable des artistes, des équipes culturelles, des bénévoles et de tous les partenaires publics et privés que je salue à l’occasion de cette nouvelle édition du Festival Radio France Occitanie Montpellier. Nous sommes fiers de les accompagner afin de continuer à faire de l’Occitanie une terre de festival unique en son genre.
Je souhaite à chacune et chacun une très belle édition 2026 du festival Radio France, riche en émotions, en découvertes et en moments partagés.

Carole Delga,
Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées Méditerranée

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AFFICHE MONTPELLIER RADIO FRANCE
note d'intention

Michel Orier - Directeur du Festival

AIMER

Le temps manque à l’Amour. Ou le contraire. Et pour un festival comme le nôtre, c’est un prétexte magnifique pour relire quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la musique.

 

Il y a d’abord les amours impossibles, ceux des couples maudits, Roméo et Juliette, Didon et Enée, et bien sûr Tristan et Isolde, chef d’oeuvre absolu de Wagner « dont la beauté a tout empoisonné » disait Debussy. Ce sera le coeur du festival qui donnera à cette édition, par sa distribution prestigieuse, des airs de Bayreuth au bord du Lez. Une musique d’une évidence implacable qui vous saisit dès les premières mesures.

Et puis il y a les amours moins funestes, intranquilles ou joyeuses, qui vont nourrir les partitions du romantisme, thème sous-jacent de cette 41e édition. Mendelssohn, Schubert, Schumann, Brahms et Mahler, même Beethoven d’une certaine façon avec sa Pastorale qui célèbre l’amour de la nature et qui ne répond déjà plus aux canons du classicisme. Tout un embrasement du sentiment capable de transporter le monde au-delà de lui-même, territoire privilégié de la voix dont ce sera le grand retour cet été.

 

On y trouvera Jamie Barton, Stuart Skelton, Anja Kampe, Marianne Crebassa, Matthias Goerne, Marie-Nicole Lemieux, Stéphane Degout ou ce magnifique haute-contre, Reinoud Van Mechelen, et Camille avec sa nouvelle aventure sym­phonique. Nous avons convié quelques-uns des plus beaux orchestres, au premier rang desquels l’Orchestre du Festival de Budapest, phalange d’orfèvre patiem­ment ciselée par Ivan Fischer, qui l’a hissée au premier rang, ou la Deustche Kammer Philharmonie de Brême, l’ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, entre deux visites à Salzbourg, nos amis des Siècles, l’Orchestre National de France qui nous donnera la Cinquième de Mahler sous la baguette d’un jeune chef de haute volée en la personne de Thomas Guggeis, le « Philar » de Radio France avec son nouveau directeur musical dont ce sera le premier séjour ici et bien sûr notre formidable orchestre national de Montpellier pour une Pathétique proposée par Roderick Cox.

 

Les grands interprètes y seront présents Hillary Hahn, Sergei Babayan, Mikhaïl Pletnev, Alexandre Kantorow, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Christian-Pierre La Marca aux côtés de toutes celles et ceux qui sont les étoiles de demain, Arielle Beck ouvrant le bal.

Pour le Jazz, on parlera de « love supreme » avec Kenny Garrett, Charles Lloyd, Bill Frisell, Maria Schneider ou Yom ; Ala.ni nous emmènera vers l’ailleurs et Snarky Puppy installera son groove funky au Domaine d’O.

La scène électro investira la Pinède sous les auspices immersifs de Fip, plus vivante et inventive que jamais, en son 360.

Parce que la vitalité d’un projet s’apprécie tout autant à la lumière des promesses qu’il a déjà tenues qu’à la vigueur des propositions nouvelles qu’il dessine, nous avons fait en sorte que toute cette musique coule au coeur de la cité et dans toutes les villes de l’agglomération.

Parce que ce festival est une fête, ouverte à tous, de la place de l’Europe au musée Fabre, des hôtels particuliers ouverts pour l’occasion au kiosque Bosc, de la place de l’Hôtel de ville à la Comédie, de la cour du Rectorat à la médiathèque Émile Zola, au-delà de toutes les salles de concerts requises pour l’occasion nous nous rassemblerons pour goûter ensemble ce que l’homme produit de meilleur.

Au lointain de la fureur du monde, au coeur d’un immense été, ici, à Montpellier !