Pomme d'Api Offenbach - Alenya

Offenbach à croquer

Alénya
66
Caves Ecoiffier
21:00

Une friandise musicale à déguster sans modération !

"Pour moi, Pomme d’api  représente un véritable concentré du génie d’Offenbach. Œuvre de  maturité composée après la guerre de 1870, en pleine période de redémarrage nécessaire pour  le compositeur décrié par le conflit franco-prussien, ce petit opéra-comique en 1 acte composé  sur  un livret de Busnach et Halévy fait la synthèse des différents ingrédients qui constituent  l’art d’Offenbach.

Bouffonnerie et tendresse savamment dosées, mélodies foisonnantes,  finesse et inventivité du langage musical, dynamisme, franche gaité teintée d’un brin de  nostalgie, et surtout une manière inouïe de mener tambour-battant l’action dramatique et ses personnages hauts en couleur. Pour ce faire, des interprètes tout autant comédiens que  chanteurs sont indispensables.

Notre formule de concert-lecture renoue avec les riches heures de l'ORTF qui durant près de trente ans a offert chaque semaine à ses auditeurs la diffusion d'un ouvrage de ce genre. Pomme d'api est un pur bonheur autant à interpréter qu’à déguster.  Une véritable jubilation !"

Jean- Christophe Keck


Une saveur inimitable

Créée le 4 septembre 1873 au Théâtre de la Renaissance à Paris,  Pomme d'Api est une œuvre de la maturité du compositeur (1873), postérieure à la chute du Second Empire (et donc aux grands opéras-bouffes qui avaient rendu Offenbach célèbre dans le monde entier : La Belle Hélène, Orphée aux Enfers, La Vie parisienne, etc.). L’œuvre a été écrite à l’intention de la chanteuse Louise Theo, qu’Offenbach avait entendue au café-concert, et qui l’avait séduit par sa présence scénique – il écrira également pour elle La Jolie parfumeuse. Comme pour toutes les œuvres en un acte composées par Offenbach, on y découvre un alliage unique de drôlerie et d’efficacité dramatique - alternance de rythmes trépidants et de nostalgie. À quoi tiennent la jubilation et le plaisir particuliers que suscite presque toujours la musique d’Offenbach ? Probablement au mélange de textes souvent cocasses, savoureux dans leur efficacité, leurs jeux de mots ou leurs rimes et d’incroyable vitalité de la musique, qui semble trouver pour chaque air, chaque duo, chaque ensemble, chaque ouverture ou intermède instrumental, le parfait dosage d’énergie (souvent débridée !) et de subtilité.

Pour Pomme d’Api, on savourera en particulier le Trio « Va donc chercher le gril » où le prosaïsme du texte inspire au compositeur un ravissant ensemble, ou encore la grande scène de duo entre Pomme d’Api et Gustave, au centre de l’œuvre, qui déroule avec une finesse pleine d’humour tous les épisodes lyriques les plus riches pour évoquer le passage de la dispute à la réconciliation, en un pastiche de grand opéra qui en reprend les codes et les dévoie.  Sans oublier le Rondeau « J’en prendrai un, deux, trois… » où Pomme d’Api déroule le catalogue de ses futurs amants – rythme et mélodie également galvanisants qui peuvent aisément rivaliser avec les plus célèbres d’Orphée aux Enfers ou de La Vie parisienne.
 
Peut-être de façon plus efficace encore que les fameuses collaborations de compositeurs d’opéras sérieux avec de grands librettistes, celle d’Offenbach avec les siens (ici William Busnach et Ludovic Halévy) suscite des moments de chant de pure jubilation, où l’affectation de simplicité des mots, la fantaisie de leurs rimes ou de leurs jeux de répétition, la joie pure et simple du montage théâtral inspire au musicien des rythmes, des symétries, des alternances subtiles de sentiment et de divertissement, de vitalité et de tendresse qui font mouche presque systématiquement.

Rares sont les compositeurs dont les œuvres lyriques supportent la réduction au piano. Mozart, Rossini et Offenbach sont les trois seuls, pour des raisons identiques : l’intense rythmicité de leur musique, qui autorise toutes les instrumentations, et l’ampleur de leur inspiration mélodique, qui ne craint aucune réduction. On pourrait presque dire, comme on dit d’un comédien qu’il est tellement talentueux qu’il pourrait lire avec succès l’annuaire téléphonique, que la musique d’Offenbach est d’une telle invention qu’elle pourrait se jouer sous n’importe quelle forme instrumentale.

Hélène Pierrakos
 

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Argument

Rentier, quinquagénaire, célibataire et amateur de liaisons rondement menées,  Rabastens a convaincu son neveu Gustave de renoncer à Catherine, dite Pomme d’Api. Tandis que Rabastens attend sa nouvelle servante, Gustave, désespéré, survient et ne peut se consoler d’avoir été contraint par son oncle de quitter Pomme d’Api, sous peine d’être réduit à la pauvreté.

Survient la jeune bonne, que Rabastens trouve tout à fait à son goût, tandis que Gustave a reconnu Pomme d’Api. Rabastens l’invite à déjeuner avec eux. Restés seuls, Gustave et Pomme d’Api dialoguent, lui avec nostalgie, elle avec réticence. Rabastens, de retour, s’entend raconter par Pomme d’Api que son amant l’a répudiée. Tous trois s’apprêtent à se mettre à table et Pomme d’Api, qui a bu un peu trop de champagne, déroule le catalogue des amants qu’elle prendra.

Rabastens propose une liaison à Pomme d’Api, qui souhaite l’avis de Gustave. Les deux amoureux tombent dans les bras l’un de l’autre. Rabastens se laisse attendrir et autorise Gustave à épouser Pomme d’Api.

 

Alenya

 

Audio et vidéo

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