V. Tchumburidze, violon

Mercredi 26 juillet

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Date
Mercredi 26 juillet 2017 *
Horaire
19:00 à 20:30*
Durée
01:30
Lieu
Cournonsec [34] - Église St-Christophe
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

 

Découvrez le programme

ERNEST BLOCH 1880-1959
Suite n°1 (1958)  

NATHAN MILSTEIN 1903-1992
Paganiniana  

EUGENE YSAŸE 1858-1931
Sonate n°2 en la mineur op. 27

JOHANN SEBASTIAN BACH 1685-1750
Partita n°2 en ré mineur BWV 1004

 

 

Veriko Tchumburidze violon
1er Prix du Concours Henryk Wieniawski 2016

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La suite pour violon, entre hommage et renouvellement.

Dans sa forme, la Suite n°1 de Bloch évoque la suite baroque : le praeludium à l’allemande s’enchaîne à un mouvement plus lent et expressif, entre tonalité et atonalité. L’Allegro rappelle Bach par son écriture. En deux lignes, l’Andante méditatif prépare un vigoureux finale qui réexpose le ton de sol mineur et les thèmes des mouvements précédents, avant une cadence « conventionnelle » en sol majeur. En remerciement de la gratification de Menuhin, son prestigieux dédicataire, Bloch lui dédiera quelques mois plus tard une seconde suite.

Paganiniana est plus qu’une simple série de variations sur un Caprice de Paganini : tout en conservant la structure et le matériau de base du n°24, Milstein rend hommage à tout son répertoire, en multipliant les références à ses œuvres. La pièce a beau être technique, elle offre également quelques passages plus lyriques, où transparaissent les origines russes et juives du compositeur.

En composant ses six sonates pour violon, Ysaÿe souhaitait, à l’instar de Bach, rendre compte de l’évolution du jeu de son instrument à son époque. La Sonate n°2 « modernise » la suite baroque, dont on retrouve le prélude et la sarabande. La mélodie de plain-chant du Dies Irae irrigue également toute cette sonate, véritable catalogue de technique instrumentale, et l’« Obsession » du compositeur pour son illustre prédécesseur s’entend dès les premières mesures : une citation du prélude de la Partita n°3 et ses files de doubles croches...

S’il était habituel pour Bach de conclure les suites par des variations, la Ciacona de la Partita n°2 en ré mineur prend des proportions monstrueuses. Il s’agit de la répétition variée d’un thème en accords d’aspect déjà singulier, qui révèle le génie de Bach : le violon devient sous sa plume un véritable instrument polyphonique. Riche, inventive et techniquement exigeante, la pièce est une référence du genre.

Maxime Marchand

 

Artistes présents

Nom Mise à jour