L. Sivkov, violoncelle

Samedi 22 juillet

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Date
Samedi 22 juillet 2017 *
Horaire
19:00 à 20:30*
Durée
01:30
Lieu
Saint-Drézéry [34] - Église St-Didier
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

 

Découvrez le programme

ARAM KHATCHATURIAN 1903-1978
Sonate-fantaisie

MAX REGER 1873-1916
Suite n°2 en ré mineur opus 131c

JEAN SIBELIUS 1865-1957
Thème et variations en ré mineur

JOHANN SEBASTIAN BACH 1685-1750
Suite n°3 n ut Majeur BWV 1009

 

Lev Sivkov violoncelle
1er Prix du Concours Julio Cardona, Covilha (Portugal) 2015
1er Prix du Concours International de Cordes, Gérardmer 2015
1er Prix du Concours International de violoncelle W.Naumburg, New York 2015

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Ascèse et fécondité du violoncelle solo

Probablement écrites alors que Johann Sebastian Bach est employé par la cour princière de Cöthen (1717-1723), les Suites pour violoncelle seul s'inscrivent dans la production d'un compositeur qui, au sein d'un milieu calviniste laissant peu de place à la musique liturgique, se consacre à cette époque essentiellement à la musique profane instrumentale. Parmi les premières pages destinées à un instrument qui, en concurrence avec la viole de gambe plus ancienne, n'en est alors qu'à ses balbutiements, elles contribuent à la création, et ce malgré leur relative confidentialité jusqu'à leur « redécouverte » par Pablo Casals, d'un répertoire spécifiquement dédié au violoncelle.
L'influence de Bach est en effet perceptible chez la plupart des compositeurs s'étant attelés à l'écriture pour violoncelle seul, notamment dans l'usage de l'écriture luthée qui, donnant à entendre rapidement la succession et l'alternance de registres différents, crée l'illusion d'un discours polyphonique.
Cette dimension est relevée notamment par Max Reger, pour qui l'ascèse imposée par la composition pour instrument seul dans les Suites opus 131c (1914-1915) ne freine pas la pensée polyphonique et constitue une incitation à la créativité et à l'exploration de divers univers expressifs.
A la dimension de polyphonie implicite, le compositeur soviétique Aram Khatchaturian, en référence à ses origines arméniennes, ajoute dans sa Sonate-Fantaisie (1974) l'influence de la musique populaire arménienne, rendue sensible par la tournure des mélodies et l'écho de danses folkloriques.
Le Thème et variations (1887) de Jean Sibelius met quant à lui en scène la vigueur d'un compositeur qui n'a que vingt-deux ans lors de l'écriture de la pièce. Si le thème exposé après une brève introduction possède le caractère d'une berceuse, les variations qui se succèdent, emplies de trilles et de traits brillants, font montre d'une virtuosité chatoyante.

Gaëlle Fourré

Artistes présents

Nom Mise à jour