Anaïs Gaudemard, harpe

Mardi 18 juillet

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Date
Mardi 18 juillet 2017 *
Horaire
19:00 à 20:30*
Durée
01:30
Lieu
Beaulieu [34] - Chapelle Notre Dame de la Pitié
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Découvrez le programme

GABRIEL FAURE 1845-1924
Impromptu op. 86

DOMENICO SCARLATTI 1685-1752
Sonate en la Mineur Kk 109
Sonate en fa dièse mineur Kk 25

ELIAS PARISH-ALVARS 1808-1849
Introduction et variations sur un thème de Norma de Bellini

CLAUDE DEBUSSY 1862-1918
Clair de lune

PAUL HINDEMITH 1895-1963
Sonate pour harpe (1939)

HENRIETTE RENIÉ 1875-1956
Légende 

 

 

Anaïs Gaudemard  harpe
1er Prix du Concours International de Harpe, Israël 2016
2ème Prix du Concours de l’ARD, Munich 2016

 

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« Après lui, descendit le chevelu Orfée,
Qui tenait en ses mains une harpe étoffée
De deux coudes d'ivoire, où par rang se tenaient
Les cordes, qui d'en haut inégales venaient
A bas l'une après l'autre en biais chevillées. »
Pierre de Ronsard, "Calays et Zethés" Premier livre des hymnes (1555)


Dans ces quelques vers, Pierre de Ronsard (1524-1585) considère qu'Orphée, fils d'Apollon, symbole du lyrisme poétique et musical était un harpiste.
La description que nous livre le poète de cet instrument pourrait d'ailleurs tout autant convenir à la harpe qu'à la lyre. La question de savoir si Orphée jouait de la harpe ou de la lyre n'est pas primordiale. Aujourd'hui, la lyre a disparu tandis que la harpe (avec son existence qui se compte en millénaires) fait preuve d'une grande vitalité.

Par ses qualités polyphoniques, la harpe accepte de nombreuses transcriptions d’œuvre pour clavecin parmi lesquelles la sonate K.  K.109 de Domenico Scarlatti (1685-1757). De la corde frappée à celle pincée il n’y a qu’un pas que l’on franchit en redécouvrant le céleste Clair de lune de Claude Debussy (1862-1918). Le jeu de masques et de bergamasques continue avec l'Introduction et Variations sur un thème de Norma de Bellini où le harpiste britannique Elias Parish Alvars (1808-1849) a su transfigurer le lyrisme de l’opéra en une page tout aussi intime que l’Impromptu op. 86 de Gabriel Fauré. Sur l’abîme de Pierre Adrien Charpy est une œuvre que connait bien Anaïs Gaudemard car c’est elle qui l’a créée en 2015. Une pièce mêlant sonorités acoustiques et électroniques fruit, selon les propres mots du compositeur,  de « souvenirs d'une vie antérieure » cherchant à représenter l’antagonisme d’une calme baignade effectuée au-dessus d’une angoissante faille océanique. Enfin, la Sonate pour harpe op.39 de Paul Hindemith, composée en 1939 juste avant son départ pour les Etats-Unis achève en apothéose à ce récital. Chef d’œuvre du répertoire pour harpe où modalités et rythmes spécifiques d’une antiquité rêvée résonnent  comme une douce évocation… de la lyre d’Orphée. La boucle est bouclée.  

Max Dozolme
 

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