Flamenco

Dimanche 16 juillet 2017

Logo partenaires
Date
Dimanche 16 juillet 2017 *
Horaire
22:00 à 23:30*
Durée
01:30
Lieu
Montpellier [34] - Domaine d'O - Amphithéâtre
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Billets de 12 à 18€

Réserver

Découvrez le programme

Flamenco

Duquende, chant
Jesús Mendez, chant
Antonio Reyes, chant

Dani de Morón guitare

Patricia Guerrero danse

Antonio et Manuel Montes Saavedra "Los Mellis"  palmas


Après deux projets discographiques solo où cet ancien compagnon de Paco de Lucía a démontré l’ampleur de sa personnalité en tant qu’interprète et compositeur,  Dani de Morón présente sur scène, et pour la première fois en France, son nouvel album « 21 ».
Il met son talent au service du chant et s’entoure des principaux interprètes du flamenco du 21ème siècle.
Pour ce concert:  Duquende: le plus connu d'entre eux et dont le chant est profondément marqué par Camarón de la Isla - Jesús Mendez: héritier d'une dynastie gitane de Jerez, il chante tout en puissance à l'image de sa tante, la Paquera  -  Antonio Reyes, voix gitane de Cadiz, grand connaisseur des palos flamencos. Ils sont accompagnés par la jeune danseuse grenadine Patricia Guerrero (distinguée à la "Bienal de Arte Flamenco de Sevilla" en septembre 2016 par le Girardillo du meilleur spectacle de danse) et les frères jumeaux Saavedra « Los Mellis » aux palmas.
 

Télécharger le programme


Duquende, Dani de Moron, Antonio Reyes et Jesus Mendez

------


Qu’est-ce que le flamenco ?

À l’origine du flamenco, comme genre musical spécifique, il y a les Gitans d’Espagne. À la façon dont le jazz, aux États-Unis, provient des Noirs. Et à l’instar du jazz, il s’agit d’un genre qui manifeste depuis son engouement auprès d’un plus large public, de constantes évolutions. Si les sources du flamenco remontent à des âges reculés, son apparition, sinon sa mode, comme forme de spectacle alliant musique, chant et danse, date du milieu du XIXe siècle. Notamment quand un impresario (d’origine italienne !) s’avise de lancer dans des cafés-concerts à Madrid ce type de soirées, auparavant réservées aux cénacles gitans ou à ceux de rares salons. Une mode ensuite appelée à se répandre, en Espagne certes, mais aussi dans le monde entier. Puisque, ici aussi un peu à la façon du jazz, le flamenco s’est converti en genre musical universel, transmis par des interprètes venus ou non d’Espagne, d’origine gitane ou non. 

À noter que la véritable musique folklorique andalouse, actuellement tombée en désuétude, n’est pas le flamenco (contrairement à l’idée répandue), mais des sortes de mélopées modales qui rappelleraient nos musiques bretonnes. De même que le jazz n’est pas le folklore du Sud des États-Unis. Quand bien même l’Andalousie serait en grande partie le berceau du flamenco, dont elle a fait d’une certaine manière son « folklore ».

Bien que de conception savante, le flamenco n’est pas une musique écrite, mais une transmission directe, en partie improvisée. Ici aussi, encore à la manière du jazz, il reste essentiellement art de solistes, aux premiers rangs desquels le chanteur ou la chanteuse (cantaor ou cantaora), d’une voix rugueuse ou détimbrée dont le cri n’est pas absent, et son partenaire instrumentiste, généralement guitariste. Ses formes sont toutefois codifiées : farrucas, tanguillos, siguiriyas, soleares, alegrías, etc., etc. À partir desquelles les interprètent s’expriment, sinon improvisent, dans un sentiment qui exaspère la douleur ou décuple la joie, en fonction des thèmes et textes chantés. Le tout dans une contagion rythmique, qu’expriment les palmas (ou tapement en cadence des mains) et le zapateado (claquement des talons) les uns et les autres à la charge du danseur ou de la danseuse, mais aussi du chanteur comme du guitariste, ou d’un soliste dévolu à cet effet. Avec le temps et l’expansion du flamenco, d’autres instruments sont venus s’ajouter à la guitare : le cajón (caisse de percussion, venue des traditions amérindiennes), mais aussi à l’occasion, le violon, le piano ou la contrebasse. Comme le flamenco s’est mêlé d’autres influences, en particulier du jazz (toujours lui) ou de musiques ethniques (orientales notamment).

Ancré dans une longue tradition marquée par des noms illustres, le flamenco est souvent aussi une histoire de familles ! une histoire de familles ! Où la connaissance se transmet oralement, de père en fils ou de mère en fille. Mais traduit par la personnalité de chaque interprète. 

Pierre-René Serna

En partenariat avec

 Diffusé sur France Musique

 Diffusé sur France Musique
Nom Mise à jour