Nathalia Milstein, piano

Vendredi 28 juillet 2017

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Date
Vendredi 28 juillet 2017 *
Horaire
12:30 à 13:30*
Durée
01:00
Lieu
Montpellier [34] - Le Corum / Salle Pasteur
*Attention nous vous informons que les durée sont à titre indicatifs et sont susceptibles de varier en fonction du ou des artistes, ainsi que du nombre de rappels.

Gratuit

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80 places par concert sont proposées au public au prix de 5€.
Ces billets solidarité permettent l'accès privilégié à la salle avec le choix de sa place 15 minutes avant l'ouverture au public.
Ces billets sont en vente sur le site internet ou à la billetterie du Festival et l'intégralité de la recette est reversée à la Banque Alimentaire de l'Hérault.

 

Découvrez le programme

JOHANN SEBASTIAN BACH 1685-1750 / FRANZ LISZT 1810-1886
Prélude et fugue en la mineur BWV 543

SERGE PROKOFIEV 1891-1953
Dix Pièces pour piano op. 12, extraits

VALERY ARZOUMANOV né en 1944
Prélude et fugue en fa dièse mineur

MAURICE RAVEL 1875-1937
Le Tombeau de Couperin

 

Nathalia Milstein  piano
1er Prix du 10ème Concours International de Piano de Dublin 2015

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Formes anciennes et langages contemporains : hommage et réinvention

Le genre du Prélude et Fugue se développe dès le XVIIe siècle et culmine avec les deux livres du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach (1685-1750). Ce couple contrasté permet de faire entendre deux principes d’écriture très différents : dans le prélude, dont la forme et le style sont libres, l’imagination du compositeur peut s’exprimer sans limite et utiliser différents jeux instrumentaux : style improvisé, changement de métrique, virtuosité ou imitation entre les voix. À l’inverse, la fugue permet de démontrer l’habileté compositionnelle dans un cadre contraint et codifié. Laissée de côté à la fin du XVIIe siècle, jugée trop scolaire, elle est l’objet d’un regain d’intérêt à partir de l’opus 101 de Ludwig van Beethoven (1770-1827), qu’il exploite à nouveaux frais, en faisant de cette forme réputée austère un outil expressif. À sa suite, de nombreux musiciens reviennent à cette forme héritée du passé.
En France, la danse fait partie de la vie de cour depuis la Renaissance et culmine avec les grands ballets donnés sous le règne de Louis XIV. Dans ce contexte, la suite de danses – destinée aux instruments – est caractérisée dès les premières années du XVIIe  siècle. Elle s’ouvre par un Prélude introductif qui précède une structure immuable (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) à laquelle s’ajoutent d’autres danses, souvent légères, comme le Menuet, le Scherzo, la Gavotte ou le Rigaudon.
Au XXe siècle, de nombreux compositeurs se réapproprient ces formes héritées des grands maîtres tout en redessinant les cadres des modèles dont ils s’inspirent.
Les Dix pièces pour piano opus 12 de Sergei Prokofiev (1891-1953) composées entre 1906 et 1913 se présentent comme une suite à la française déstructurée, mêlant des pièces étrangères à la suite traditionnelle, comme la Mazurka ou le Capriccio et modifiant la succession des danses. Achevé en 1917, alors que Maurice Ravel (1875-1937) est démobilisé pour raisons de santé, Le Tombeau de Couperin est écrit à la mémoire de ses amis morts au combat. L’œuvre aussi un hommage au XVIIIe siècle français qui évoque la figure de François Couperin (1668-1733) à travers l’utilisation des danses (Forlane, Rigaudon, Menuet) que Ravel transpose en mettant en avant certaines de leurs caractéristiques rythmiques et mélodiques.

Adrien LOUIS

Artistes présents

Avec l'aide de

 Sacem

 Diffusé sur France Musique

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